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Conseiller éditorial
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Yémen : Les organisations et groupes terroristes face à la fréquence d’affrontements et au conflit d’intérêts

samedi 12/janvier/2019 - 07:51
La Reference
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La création du soi-disant mouvement djihadiste salafiste au Yémen remonte aux années 1980. Depuis lors, de nombreuses divisions et divergences d'idées et de thèses se sont maintenues jusqu'à ce que le Yémen vive une situation sociopolitique et sécuritaire tendue depuis 2011, affecté par la réalité de la tendance salafiste.

Le terrorisme au Yémen : histoire et racines

L'effondrement de l'Union soviétique dans les années 1990 a entraîné le retour de la plupart des soi-disant "moudjahidines arabes" dans leur pays. Les mécanismes utilisés par les pays pour faire face à ce phénomène variaient d'une tentative de réinsertion à la société à d'autres pays qui les incarcéraient. En ce qui concerne le Yémen, l'ancien président Ali Abdullah Saleh a traité ces rapatriés dans le cadre des mesures de sécurité, plus intensifiées après les événements du 11 septembre 2001. En effet, le Yémen a été témoin de la création de la première organisation djihadiste organisée en 1997 intitulé L'Armée islamique Aden-Abyan dirigé par Zayn al-Abidin al-Mihdhar alias Abu al-Hassan après avoir annoncé son allégeance à al-Qaïda.

Au Yémen, les djihadistes ont participé de manière non organisée à des actes terroristes lors d'attaques successives contre des hôtels, notamment l'attaque de l'USS Cole en octobre 2000, qui a fait 47 victimes entre morts et blessés. En 2006, diverses attaques contre des installations pétrolières lors des élections présidentielles yéménites de septembre 2006 ont marqué un tournant décisif après l'annonce par Al-Qaïda de la création d'une branche intitulée Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA) dont le siège est le Yémen.

Il est à noter qu’Al-Qaïda existait au Yémen, mais dans le cadre d'un accord visant à fermer les yeux sur les activités et les mouvements de l'organisation à l'intérieur du pays en échange de ne pas mener des opérations terroriste au Yémen. Cet accord est dû aux tentatives de l'ancien président yéménite Ali Abdullah Saleh de contenir les éléments et les dirigeants de l'organisation pendant la période de retour des moudjahidines afghans. Cette tentative a manqué d'absorber les vagues de ces réfugiés après l'effondrement de l'Union soviétique, d’où leurs convictions ont changé de manière contraire aux vagues précédentes.

Al-Qaïda et Daesh : affrontements fréquents et conflits d'intérêts

La dispute entre Al-Qaida et Daesh est due à l'annonce de l'organisation terroriste d’Abou Bakr al-Baghdadi en tant que successeur du califat présumé. Al-Qaïda a rejeté cette allégation et la nomination d’Al-Baghdadi à la tête de Daesh. « Tout comme un groupe de moudjahidines, sa déclaration califale ne remplissait pas les conditions nécessaires. Comme indiqué, le boom de Daesh au Yémen remonte à 2015 quand ses nouvelles branches ont vu le jour, y compris « l'Etat de Sanaa », qui a revendiqué la responsabilité des attentats de Sanaa. 
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