Président et rédacteur en chef
Abdel Rahim Ali
Conseiller éditorial
Roland Jacquard
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Le colloque du Centre d’études du Moyen-Orient… Abdelrahim Ali: des Etats européens ont traité avec les terroristes en qualité de « combattants de la liberté »… les médias européens sont contradictoir

lundi 24/juin/2019 - 11:29
La Reference
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Le journaliste, président du Centre d’études du Moyen-Orient et parlementaire égyptien Abdelrahim Ali a affirmé que les terroristes et ceux qui les financent avaient longtemps profité des contradictions politiques et idéologiques entre les pays et les axes internationaux et régionaux de notre monde contemporain.

Il a affirmé : « alors que le monde arabe souffrait de la multiplication des opérations terroristes dans les années quatre-vingts et quatre-vingt-dix du siècle dernier, qui visaient les services de sécurité, les installations touristiques et les citoyens coptes d’Egypte, certains pays européens comme la Grande-Bretagne considèrent les terroristes comme des combattants de la liberté, ou dans le pire des cas comme appartenant à « l’opposition armée ».

Et de poursuivre : « Ces pays ont ouvert les portes de l’asile politique à ces terroristes, en organisant pour eux des colloques et en les invitant à parler dans des assemblées parlementaires élues comme la Chambre des communes britannique. On leur a accordé des entretiens journalistiques et on a publié leurs points de vues déclarant les gouvernements incroyants ainsi que ceux qui s’opposent à eux en matière religieuse et de croyance ».

Le journaliste, président du CEMO et parlementaire égyptien Abdelrahim Ali a critiqué certains médias importants dans leur façon d’aborder les questions de terrorisme en Egypte.

Il a affirmé : « la BBC par exemple qualifie les terroristes qui mènent des attaques contre l’armée et la police égyptienne au Sinaï d’« hommes armés » dans leur couverture des événements, alors que si un seul terroriste poignarde un citoyen britannique à Londres ou attaque un groupe de gens avec une voiture-bélier, elles le qualifient de « terroriste », ce qui constitue une contradiction flagrante qui est exploitée par les groupes terroristes ».

Et de poursuivre : « lorsque certains appellent à opprimer la femme et à répandre la haine contre celui qui est différent au niveau religieux, et appelle à mépriser les arts et la musique et à les interdire en tant qu’opposés aux croyances religieuses, on considère cela en Occident comme un crime contre la civilisation et l’humanité, et on l’interdit dans le public ou la presse ».

Il a continué : « Et si cette personne dirige un parti politique, ces accusations la poursuivent ici en Europe jusqu’à la tombe et l’empêchent de remporter des élections, comme Marine Le Pen en France. Tandis que nous voyons de grands journalistes européens comme Robert Fisk qui écrit dans The Independent, considérer le cadre des Frères musulmans Mohammad Morsy al-Ayyat, qui adopte toutes ces idées racistes, celles du groupe des Frères, comme un président civil ayant été démocratiquement élu, dont il faut pleurer la mort, même si elle est survenue de façon naturelle face aux caméras, sans le moindre soupçon ».

Le journaliste, président du Centre d’études du Moyen-Orient et parlementaire égyptien Abdelrahim Ali a appelé à une stratégie internationale claire pour affronter le phénomène du terrorisme.

Il a affirmé : « La coopération internationale, et pas seulement entre les pays du Bassin méditerranéen, est devenue une nécessité pour affronter le phénomène du terrorisme et ceux qui le financent, et en particulier dans les domaines suivants :

1)      La coopération de renseignements dans le domaine de l’échange d’informations.

2)      La coopération sécuritaire et militaire dans le domaine de la poursuite des éléments terroristes dans leurs refuges sûrs qu’ils utilisent en général pour se restructurer.

3)      La coopération économique et technique en particulier dans les zones de conflit comme la Libye, le Yémen, ou le Sinaï par le biais d’un large soutien aux forces de l’Etat qui affrontent le terrorisme et ceux qui le financent, par tous les moyens, pour réaliser une victoire finale sur ces éléments terroristes et poursuivre ceux qui les financent à travers le monde ».

 

Il a ajouté : « Je pense que sans ce type de coopération qui est devenu la nécessité du moment, nous sommes face à une bombe qui peut exploser dans tout pays dans le monde et à tout moment ».

 

Cela est intervenu dans le cadre des travaux du colloque du Centre d’études du Moyen-Orient dirigé par le journaliste Abdelrahim Ali, sous le titre « pour un dialogue permanent entre les deux rives de la Méditerranée ».

Le colloque discutera les questions de coopération entre l’Europe et les pays du Bassin méditerranéen et à leur tête l’Egypte, dans les domaines du terrorisme, de la lutte contre l’émigration illégale, et de l’enseignement et de l’eau.

Le colloque aura lieu en marge du Sommet des deux rives de la Méditerranée, sous le patronage du président français Emmanuel Macron et qui se tiendra à Marseille les 23 et 24 juin 2019.

Le Centre des Etudes du Moyen-Orient à Paris (CEMO) profite de cette excellente initiative française pour ouvrir à Paris les dossiers brûlants qui nuisent à la relation historique entre les nations des deux rives de la Mer méditerranée, soit selon l’étymologie latine du terme, « la mer du milieu des terres ».

Outre l’éternel conflit israélo-palestinien, source invisible de tant d’extrémisme et de violence dans le monde d’aujourd’hui, les conséquences désastreuses du fameux Printemps arabe n’ont pas arrangé les choses.

 

 

 

 

 

 

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