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Abdel Rahim Ali
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Les écoles, une cible facile pour les groupes sanguinaires d’Afrique

dimanche 25/novembre/2018 - 05:45
La Reference
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Mardi 20 novembre 2018, à Kumba, au sud-ouest du Cameroun, des éléments terroristes armés ont pris d'assaut une école primaire et enlevé des dizaines d'élèves, en plus du directeur et d'un enseignant.

Ce n'était pas le premier incident de ce genre au Cameroun. Lors du premier jour de l'année scolaire en cours, cinq enfants avaient perdu la vie avec le directeur de l'école après avoir été abattus dans une salle de classe à Bafet, près de Bamanda, capitale de la province indépendantiste du Nord-Ouest.

Début novembre, 80 élèves ont été enlevés dans une école du nord-ouest du Cameroun. Quelques jours plus tard, le groupe armé qui les a enlevés les a livrés sains et saufs, et on se demande si une rançon a été versée.

Les attaques contre les écoles et les enlèvements d’élèves au Cameroun ont principalement lieu dans les provinces séparatistes.

Outre ces exactions commises par des groupes rebelles, le groupe Boko Haram considère les écoles et les établissements éducatifs comme une proie facile qui lui permet de détenir de nombreux otages pouvant être utilisés pour extorquer de l’argent aux autorités sous forme de rançons.

Un rapport de l’Onu publié en août 2018 indique que le gouvernement nigérian a versé d'importantes sommes d'argent à l'organisation Boko Haram en guise de rançon, pour libérer les étudiants de Dabashi.

Alors que les assauts contre les écoles et les enlèvements d'étudiants se multiplient au Cameroun et au Nigeria, certains attribuent ces crimes au fait que ces pays se trouvent dans la zone de conflit qui ravage le lac Tchad.

L’UNICEF a affirmé récemment que plus de 3,5 millions d’enfants dans cette région sont livrés à la souffrance, soulignant que la présence de Boko Haram dans cette région a entrainé la fermeture de près de 1 000 écoles dans le nord-est du Nigéria, au Cameroun, au Niger et au Tchad.

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