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« Les barrages de brigandage » : des points de contrôle terroristes pour humilier les Syriens

mercredi 02/janvier/2019 - 01:12
La Reference
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Mahmoud Mohammadi

 

En marge du chaos de la guerre en Syrie et avec l’imposition par les milices armées de leur contrôle sur certaines zones, des « points de contrôle » où l’on ne passe qu’en payant un pot-de-vin se sont multipliés, et si la personne refuse de payer, elle peut être enlevée par des éléments armés.

C’est ainsi que l’organisation Tahrir ach-C ham (groupe terroriste du gouvernorat d’Edleb au nord de la Syrie) se taille la part du lion dans ces barrages, et elle a créé une « administration des barrages » à l’intérieur de sa structure organisationnelle, qui gère près de 60 barrages répartis entre les campagnes d’Alep, de Hama, d’Edleb, d’al-Badiya, de Jabal az-Zawiya et des régions côtières.

Et dans le cadre de la rivalité entre cette organisation dépendant d’al-Qaïda et l’organisation Daech, Tahrir ach-Cham a renforcé sa présence dans la rue syrienne en érigeant 25 barrages dans le but de contrôler le nord syrien, en imposant des droits de passage.

Quant à Daech, elle a érigé des barrages sur les voies principales et secondaires, en menant des attaques contre les points de contrôle de Tahrir ach-Cham, ce qui a causé la mort de dizaines de personnes passant par ces barrages.

Par ailleurs, des activistes locaux ont indiqué sur les réseaux sociaux que les « Factions du bouclier de l’Euphrate » érigent également des barrages dans la campagne nord d’Alep en imposant des taxes aux propriétaires de véhicules  civils et commerciaux.

Ce « chantage » auquel sont soumis les Syriens, selon l’expression du  journal américain Wall Street Journal, représente un nouvel aspect du « business de l’économie syrienne », les soldats du régime comme les milices terroristes exploitant l’absence de sécurité pour ériger ces points de contrôle et voler les gens.

Et le journal qualifie les éléments travaillant dans ces points de contrôle de « millionnaires », affirmant qu’ils réalisent des gains énormes en exploitant les besoins résultant de la guerre, et Alex Simon, directeur du programme « Syrie » dans la société de recherches Synaps basée à Beyrouth affirme que ce phénomène s’est répandu au point de devenir une industrie à part entière. 

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