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Accord suspect : La Turquie s’apprête à « occuper » le nord syrien avec la bénédiction américaine

dimanche 06/janvier/2019 - 03:46
La Reference
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Après la décision unilatérale du président américain Donald Trump de retirer les forces étasuniennes de la Syrie, le plan du régime turc visant à anéantir la minorité kurde du nord-est de la Syrie a été modifié pour préparer l’occupation de l’ensemble du nord syrien.

Le succès du président turc Recep Tayyip Erdoğan dans la conclusion d’un accord suspicieux avec son homologue américain Donald Trump et le rapprochement à un niveau sans précédent entre Washington et Ankara sont la clé qui double les ambitions de la Turquie, notamment après que Trump ait donné le feu vert à Erdogan pour faire ce qu’il veut en Syrie.

Les allégations d’Erdoğan

Le président turc, qui ment dans toutes ses déclarations et sait tromper et falsifier les faits dans toutes ses actions, a trouvé son objet perdu dans le principe « chaque chose a un prix » qu’applique le président américain sur tout le monde. Erdoğan a bel et bien payé à Trump le prix à hauteur de « 3,5 milliards euros sous le titre « achat des systèmes de défense aérienne et antimissile Patriot ». Le retrait des troupes américaines de la Syrie a été annoncé le même jour où cet accord d’armement a été conclu.

Après cela, les présidents américain et turc ont tenté de convaincre le monde que les mesures prises par la Turquie relatives au nord de la Syrie visaient à vaincre une organisation oppressive et à éliminer le reste de ses éléments terroristes. Insistant sur le fait qu’il éliminerait tout ce qui restait de l’organisation de l'État islamique en Syrie. « Le président turc Recep Tayyip Erdoğan m’a dit en insistant sur le fait qu’il va éliminer tout ce qui reste des éléments de Daesh en Syrie, a tweeté le président américain sur son compte. C’est un homme fort qui peut le faire, en plus que la Turquie est le voisin immédiat de la Syrie. Nos troupes vont rentrer chez elles. »

La répression d’Erdoğan sur les vestiges de Daesh n’est autre que des fausses allégations révélées par des fuites publiées lundi par CNN, révélant de nouveaux détails de l’appel téléphonique du 14 décembre entre le président des États-Unis et son homologue turc.

La tâche est terminée

Selon CNN, Trump aurait déclaré à Erdoğan dans une transcription de l’appel téléphonique: « La Syrie vous appartient. Nous avons accompli notre mission là-bas. »

Le président américain a donné le « titre de propriété » de la Syrie à son homologue turc, après la promesse de ce dernier d’éliminer les vestiges de Daesh (selon les sources mentionnées ci-dessus).

Ce qui laisse poser des questions suivantes : Est-ce que la Syrie appartient à Trump pour qu’il ose le vendre ou le donner à Erdoğan ou à quelqu’un d’autre? Comment Trump annonce-t-il au monde entier que Daesh a complètement été éliminé en Syrie, la raison pour laquelle il a décidé d’y retirer les forces américaines en croyant aux promesses d’Erdoğan comme s’il lui donnait la bannière de la lutte contre l’organisation terroriste ?

L’occupation de la Syrie

Sans tenir compte de l’arrogance de Trump qui croit être le possesseur de la Syrie qu’il ose offrir à Erdogan, moins encore de ses contradictions relatives à l’anéantissement de Daesh, tout ce qui se passe actuellement sur le terrain confirme que la Turquie a déjà commencé à se préparer pour occuper tout le nord syrien. Plusieurs faits confirment cette orientation turque.

Les premiers faits de l'orientation turque pour envahir la Syrie ont été révélés par l’enregistrement audio posté sur les réseaux sociaux de l’opposant syrien pro-turc, Michel Kilo, le 13 décembre 2018, dans lequel il a déclaré: « Les Turcs sont fermement attachés au nord syrien. Et la Russie ne peut pas contourner la Turquie à cet égard. Au même moment, le président turc Recep Tayyip Erdogan, adhère à la préservation d’Idlib, pour avoir déclaré par le passé aux Russes: Ankara avant Idlib ».

« Ces renforts ont atteint 200 camions de différentes unités militaires, dont certains proviennent de la frontière turque Qaramakish, de l’Etat de Kells aux Grappins et Aazaz, puis de ces postes frontaliers à Manbaj, confirmant qu’ont été envoyés jusqu’à présent près de huit mille soldats de l'armée turque et de ses alliés issus des factions armées syriennes opposées au régime syrien, rapporté le journal turc Yeni Şafak, dans un article publié mardi 25 décembre.

De nouveaux renforts militaires seront stationnés au point zéro à la frontière sud de la Turquie et contrôlés par les unités de protection du peuple kurde.

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