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Syrie .. Le destin des Kurdes en jeu, et allusions sur une protection américaine

vendredi 11/janvier/2019 - 04:56
La Reference
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Shaima Hafezy

Alors que le sort des Kurdes sur le territoire syrien parait plus que jamais menacé, les États-Unis ont exprimé leur volonté de protéger les combattants kurdes, malgré le retrait de leurs troupes de Syrie.

Le président américain Donald Trump a déclaré mercredi qu’il faudrait un certain temps pour les Etats-Unis pour se retirer de Syrie et que Washington souhaite protéger les combattants kurdes avant le retrait de Syrie.

Lors d'une réunion à la Maison Blanche, Trump a déclaré qu'il n'a jamais fixé un calendrier de quatre mois pour le retrait, ignorant les conseils de ses principaux collaborateurs pour la sécurité nationale et omettant de consulter les alliés des Etats-unis impliqués dans les opérations contre l'organisation terroriste Daech.

Le président américain, avait annoncé la semaine dernière, soudainement, le retrait des troupes américaines de Syrie, ce qui a entraîné des tensions car la défaite définitive de Daech n’a pas encore été annoncée, alors que Kurdes sont inquiets d’une invasion de la Turquie.

Un convoi de combattants kurdes s'est retiré, mercredi, de la région agitée de Manbaj, dans le nord de la Syrie, à proximité du territoire sous contrôle turc, après qu’Ankara ait menacé de l’occuper.

Les unités de « Protection du peuple » avaient demandé aux forces gouvernementales syriennes de se déployer dans la région de Manbaj afin de contrer toute attaque de la part de la Turquie.

Les unités de protection du peuple sont le plus puissant élément de l'Alliance des forces démocratiques syriennes, appuyée par les États-Unis dans le cadre de la guerre contre Daech, et que les Américains ont aidé à contrôler de vastes zones du nord et de l'Est de la Syrie.

La Turquie considère les unité de protection du peuple comme une organisation terroriste liée au PKK interdit en Turquie. Ankara a mené des opérations en Syrie pour aider les factions syriennes rebelles à expulser les Kurdes de la frontière, ce qui a permis aux forces soutenues par la Turquie de prendre le contrôle d'un secteur voisin de Mabaj en 2016. Et Ankara a demandé à plusieurs reprises le retrait des unités de protection du peuple de la région située sur la rive Est de l'Euphrate.

Les unités avaient précédemment annoncé qu'elles avaient retiré leurs troupes de Manbaj, affirmant que les combattants restants appartenaient à une faction armée locale alliée aux Forces démocratiques syriennes.

Le soutien militaire américain aux militants Kurdes a provoqué la colère de la Turquie, membre de l'OTAN, qui considère les unités de protection du peuple comme une extension du PKK, qui mène depuis des décennies une guerre séparatiste en Turquie.


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