Rédacteur en chef
Abdel Rahim Ali
Comité des experts conseillers
Roland Jacquard - Richard Labévière - Atmane Tazaghart - Ian Hamel
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Trump et le Moyen-Orient entre la doctrine des accords et le complexe du Congrès

samedi 12/janvier/2019 - 07:49
La Reference
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Les politiques du président américain Donald Trump en 2018 ont constitué une erreur de calcul majeure de la politique américaine à l'égard du Moyen-Orient, visaient principalement les alliés traditionnels de Washington dans la région, en particulier après la victoire des démocrates à la chambre des représentants. Et ce dans la mesure où les conséquences du chantage politique pratiqué par les deux grands partis alliés atteint les alliés des Etats-Unis à l'étranger. Cela est constaté dans la position des démocrates vis-à-vis de l'Arabie Saoudite, allié stratégique du président Trump face aux menaces de l'Iran dans la région.

Dans ce contexte, nous tenterons d’explorer la politique des États-Unis à l’égard du Moyen-Orient en 2019, qui a débuté avec le retrait des États-Unis de la Syrie.

À l'ère Trump, la politique de Washington repose sur le slogan « les Etats-Unis d’abord », qui adopte le principe des accords reflétant le contexte de l'homme d'affaires, à l'origine d'une méthode d'enquête.

Trump cherche à poursuivre une politique d'extorsion à l'égard des Alliés afin d'obtenir le plus grand bénéfice sans le même engagement que celui mentionné dans son discours aux États du Golfe, qu'il a toujours exigé de supporter les coûts de la protection.

Par ailleurs, le président Trump apparaît après que les démocrates aient obtenu une majorité confortable à la Chambre des représentants, comme un canard boiteux. Cela pourrait limiter ses options dans la région, contrairement à la force et à l'influence apparentes après que les républicains aient balayé les élections présidentielle et législatives de fin 2015. Cette fois, il est ébranlé, bien qu'il veuille montrer la suprématie de son parti après avoir réussi à conserver la majorité du Sénat. Ces résultats devraient être reflétés dans plusieurs fichiers régionaux.

Ce principe constitue un cas unique de l'implication américaine au Moyen-Orient: au cours des dernières décennies, les groupes de réflexion américains ont dominé l'idée de ce que le Moyen-Orient représente pour les États-Unis, ils ont donc proposé l'idée d'un retrait en échange d'un engagement. La Maison Blanche est convaincue par l’idée selon laquelle Washington doit tirer le plus d’argent de la région pour ne pas s’engager directement dans les dossiers, comme en témoigne le récent retrait américain de la Syrie, qui devrait entrer en vigueur en 2019.

Exploration de la politique des États-Unis au Moyen-Orient

1.    Lutte anti-terroriste: Washington considère que la question de la confrontation des organisations terroristes à l’instar de Daesh était une priorité pour les Etats-Unis. Ce qui a impliqué une intervention américaine dans la lutte contre l'organisation qui est expulsée des territoires qu'elle contrôlait en Irak et en Syrie.

2.    Engagement militaire américain direct dans la région: Le rapport stratégique du Centre Futur de recherches et d'études avancées indique que Washington agira en 2019 pour réduire ses dépenses militaires au Moyen-Orient et coïncidera avec cette étape visant à réduire la présence militaire dans la région.

3.    Alliance stratégique pour le Moyen-Orient: 2019 verra peut-être de réels progrès dans la mise en place de l'Alliance stratégique pour le Moyen-Orient, que Trump a présentée comme une idée en 2018 sans entreprendre d'action concrète pour déterminer la nature et les rôles de cette alliance.

4.    Confrontation avec l'Iran: la confrontation avec l'Iran devrait se poursuivre en 2019, malgré le retrait de Trump des soldats américains de Syrie, mais il a insisté sur la présence continue des États-Unis en Irak, ce qui semblait renforcer la présence militaire à la base d'Arbil. Ce que certains voient comme un message américain confirmant la poursuite de la lutte contre l’influence iranienne dans la région.

5.    Relations américano-turques: telles que la libération du prêtre américain Andrew Brunson, détenu en Turquie, a été une occasion pour améliorer les relations américano-turques en 2019, Trump a déclaré dans ses déclarations sur le retrait de la Syrie qu'Ankara était en mesure de jouer son rôle dans la lutte contre le terrorisme en Syrie.

6.    Relations avec Israël: Trump représente une opportunité politique pour les dirigeants politiques israéliens. On s'attend à ce que 2019 rapproche Tramp et Netanyahu plus qu’en 2018 année où Washington a déplacé l'ambassade américaine à Jérusalem, et en évoquant un accord du siècle entre Palestiniens et Israéliens, qui sera une violation des règles de la politique américaine en matière de la cause palestinienne. Celle-ci reposait sur le principe d'une solution à deux États. Trump aura pour objectif de rapprocher Israël et les groupes de pression juifs lors de l'élection présidentielle américaine de 2020.

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