Rédacteur en chef
Abdel Rahim Ali
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Les Frères musulmans tunisiens salueraient le retour de la Syrie dans la famille arabe !

samedi 12/janvier/2019 - 07:54
La Reference
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Alors que les observateurs spéculaient d’avance sur le retour des relations entre la Syrie et le Monde arabe, qui avaient débuté à la mi-décembre (en s'appuyant sur leur analyse de données permettant de prédire la décision d'ouvrir des ambassades arabes et d'échanger des visites entre Damas et les capitales arabes), une surprise vient renforcer cette tendance.  Le mouvement de la Renaissance islamique, qui est l'extension, en Tunisie, de la Confrérie des Frères musulmans.

Contrairement aux prises de position des autres groupes, Al-Nahda (la Renaissance) a adopté une attitude différente ce mercredi, dans des déclarations de son porte-parole officiel, Imad al-Khumeiri, lors d'une intervention dans le cadre de l’émission télévisée « Jeu des Nations » sur la chaîne Al-Mayadeen. Le mouvement a salué le retour de la Syrie, sans aucune réticence vis-à-vis du régime de cette dernière auquel le parti s’est opposé publiquement et contre lequel les manifestations populaires ont exigé le renverser et de couper les liens avec lui.

« Cela est dû à l'évolution de la scène et à l'intérêt du Monde arabe », a-t-il déclaré pour justifier l'évolution de la position du mouvement.

Bien que le discours d’al-Khumeiri contredise les positions des groupes islamistes auxquels appartient Al-Nahda maintenant, depuis le début de la crise syrienne, le choix de renverser le régime, le plus grand paradoxe est qu’entre-temps, le mouvement de la Renaissance est ouvertement accusé d’avoir envoyé des jeunes en Syrie pour le combattre.

Cela concorde avec ce qui a été publié dans les journaux syriens la semaine dernière, révélant les listes de terrorisme que le régime avait établies en janvier 2017. Ladite liste contenait des noms de personnes et d'entités syriennes et non syriennes, considérées comme des partisans du terrorisme dans le pays. Al Nahda fait donc partie de ces entités qui sont en relation avec la dévastation qui sévit en Syrie, indique ladite liste.

Ainsi, selon ces indicateurs, pourquoi la Renaissance a-t-elle décidé de changer de position sur le régime syrien?

La presse tunisienne a attribué l’une des raisons de ce revirement de position tient à la gêne ressentie par al Nahda après qu’il soit accusé de soutenir le terrorisme en Tunisie et à encourager les jeunes à se rendre en Syrie.

La presse tunisienne a traité dans ses publications de fin 2018 le rôle suspect d’Al Nahda dans la formation de la jeunesse tunisienne après 2011, ainsi que de leur voyage en Syrie pour rejoindre les rangs d'entités terroristes.

Sur la base de ces informations, des manifestations se sont déroulées dans la rue tunisienne pour exiger de tenir le mouvement Al Nahdha comme responsable, en plus de l’assassinat des hommes politiques tunisiens tels Mohamed Brahimi et Chokri Belaid.

 

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