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Salah Fadl à La Référence : Gamal Abdel Nasser était membre des Frères musulmans La confrérie a commis tous les crimes des régimes fascistes

mardi 15/janvier/2019 - 08:39
La Reference
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Abdel Nasser a participé à l’enterrement et à la dissimulation des armes des Frères musulmans. Il versait des salaires mensuels aux membres de la confrérie.

 

Al-Banna était au courant de tous les crimes commis par la confrérie. Celui qui a planifié et ordonné l’assassinat de Mahmoud an-Nukrashi Pacha

 

 

Sayyid Qutb est un ennemi de l’Humanité. Ses idées etaient « obscurantistes » et haineuses pour la civilisation. Et « Les repères sur la route » sont une fausse impureté apostolique

 

 

Le « noyau » frériste est un « fondamentalisme fatal ». Toutes les organisations terroristes sont issues de l’idéologie subversive de la confrerie.

 

 

La confrérie a oppressé les libertés au nom de l'islam et a fait un usage inapproprié de la religion conduisant à l’Enfer

 

Le Professeur Salah Fadl est un critique littéraire et de littérature comparée à la faculté des arts de l'Université Ain Shams au Caire. Il a été témoin de l'histoire sanglante des Frères musulmans (fondée en 1928). Grandi dans une famille « azharie » qui a été trompée, comme l’ont été de nombreux Égyptiens, par de faux slogans des Frères musulmans auxquels son grand père, ses oncles étaient adhérents dans les années 1940.

Issu du village Shabas Al Shuhadaa, au centre de Disouk, Gouvernorat de Kafr El-Sheikh (nord de l'Égypte), il était le bibliothécaire de la division frériste au sein de leur famille. Mais peu de temps après, sa famille a brûlé des documents, des papiers et des livres fréristes en leur possession pour se débarrasser des idées subversives après s’être rendu compte des plans obsédants des Frères musulmans. C’est l’incident qui a encré en lui l’idée selon laquelle l'utilisation inconsciente de religion est toujours vouée à l’échec et conduit toujours à l’enfer.

 Fadl (né en 1938) est un pionnier de la modernisation de la critique littéraire en Egypte et dans le Monde arabe. Surnommé le « Cheikh de la critique », l’érudit révèle dans son exclusivité à La Référence de nombreux secrets dont il a été le témoin depuis les années 1940 à nos jours.

Il relate les faits selon lesquels les Frères musulmans cherchaient à saboter l'Égypte et à la manière dont ils utilisaient la religion de la paix pour renverser le pouvoir. Il a souligné aussi que le défunt président Gamal Abdel Nasser (1918-1970) était membre des Frères musulmans avec lesquels il participait à enterrer et à cacher des armes destinées à être utilisées à l’avenir dans la lutte politique.

Le pionnier de la modernisation de la critique littéraire en Égypte et dans le Monde arabe indique, décrit, lors de l’entretien, que les membres du groupe salafiste de « chefs des démons » en les considérant comme les plus fanatiques, et qu’ils étaient plus étroits d’esprit que les Frères musulmans. Il indique qu’ils adoptaient l’hostilité, la haine et le désir de détruire les autres, ajoutant qu’ils étaient des « agents » des pays étrangers ayant réussi à déformer la personnalité égyptienne et à donner aux Egyptiens un « état salafiste ».

 Le cheikh des critiques, lauréat du Prix du Nil des créateurs artistiques égyptiens en 2018, révèle également comment les Frères musulmans s’étaient comportés, après la révolution du 25 janvier 2011, comme des messagers du Ciel, formant une constitution dictatoriale sans aucun consensus social, supprimant les libertés au nom de la religion et la démocratie, et commettant tous les crimes des régimes fascistes.

Il a également souligné le fait que le Grand Imam, Dr. Ahmed al-Tayeb, le Grand Cheikh d’Al Azhar, ait refusé de se retirer de l’Assemblée constituante qui préparait la Constitution des Frères musulmans, comme l’avait fait l’Église égyptienne et les forces de la société civile avait donné vie à la confrérie et lui avait permis de gouverner jusqu’à la révolution du 30 juin 2013.

Le professeur de critique littéraire et de littérature comparée entre dans un espace « épineux » déclarant qu’Al Azhar ne reformera pas le discours religieux en révélant les véritables raisons du rejet d’Al-Macheikha (Cheikhdom) de publier le « Document de réforme du discours religieux », qu’il a rédigé, approuvé par le Grand Imam Dr. Ahmed Tayeb, et contre lequel les Azharis se sont retournés. Il a aussi soulevé les raisons d’enterrement de la Déclaration d’Al-Azhar sur les droits de la femme » et plusieurs autres sujets relatifs au contrôle de la Confrérie et des Salafis du Cheikhdom d’Al-Azhar.

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