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Duel américano-iranien sur la scène iraquienne

lundi 28/janvier/2019 - 05:29
La Reference
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Le débat est relancé sur l'entrée des troupes américaines, stationnées en Syrie, sur le territoire irakien, après la visite du président américain Donald Trump à Bagdad en décembre dernier. Après la mystérieuse visite de Trump est venue la visite du secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo. Les analystes disent qu’elle fait partie d’une tournée pour rassurer les alliés régionaux des Etats-unis sur l'engagement américain envers la sécurité et la stabilité du Moyen-Orient.

Le porte-parole du ministère irakien de la défense, le général major Tahseen al-Khafaji, a souligné qu'il est impossible que des troupes se déplacent en Iraq sans coordination avec la partie irakienne.

Le porte-parole a confirmé l'existence d'une coordination de haut niveau avec le côté américain à travers la coalition internationale anti Daech et le Commandement conjoint des opérations. Il a souligné qu’après le retrait des troupes américaines de Syrie, toutes les précautions nécessaires ont été prises à la frontière irakienne. Al-Khafaji a annoncé qu’il n’y avait pas de bases militaires américaines en Irak, mais a confirmé la présence de conseillers américains dans le cadre des forces de la coalition internationale, qui contribuent à former l'armée irakienne pour former un mur anti terroristes dans la région.

Dans une déclaration à Al-Marje’ l'analyste politique irakien Amar Droubi, affirme que les médias locaux et internationaux ont accordé au retrait des troupes américaines de Syrie une grande importance et ont abordé en particulier le transfert d'une partie des forces américaines présentes en Syrie sur le territoire irakien, mais le gouvernement a nié toute l'affaire. « Il ne fait aucun doute que les Etats-Unis sont présents dans plusieurs bases militaires, comme la base d'Ain al-Assad, pour ne nommer que celles-ci, et il n'est pas étonnant que des troupes supplémentaires soient déployées à la frontière irakienne avec la Syrie », déclare l’analyste.

Il ajoute qu’il n’est pas logique que le gouvernement irakien nie ce fait, affirmant que la présence américaine est limitée aux conseillers et aux inspecteurs. « En réalité, les États-Unis renforcent leurs troupes en Irak, dans le cadre de la lutte contre l’Iran, une lutte pour s’emparer du pétrole et du marché des armes dans la région », conclut-il.

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