Président et rédacteur en chef
Abdel Rahim Ali
Conseiller éditorial
Roland Jacquard
ad a b
ad ad ad

Grand débat: des gilets jaunes lancent leur "vrai débat"

mercredi 30/janvier/2019 - 08:45
La Reference
طباعة

"Ils ne nous ont pas invités, faisons-le ensemble." C'est le mot d'ordre du "vrai débat", une plateforme en ligne lancée ce 30 janvier par des gilets jaunes pour répondre à celle du "grand débat national", mise en place par le gouvernement en réponse aux manifestations démarrées en novembre.  

L'objectif pour les instigateurs : proposer un espace de débat plus proche des recommandations de la Commission nationale du débat public (CNDP) et qu'ils estiment moins fermé et plus neutre et transparent que sa version dite "officielle". 

Tout d'abord, comme l'écrit le Huffington Post, il faut noter que l'outil utilisé pour la création du "vrai débat" est le même que celui du "grand débat" : c'est la start-up Cap Collectif qui a été sollicitée dans les deux cas.  

Mais, sur le fond, le fonctionnement est différent. Du 30 janvier au 3 mars, le site des gilets jaunes va collecter, en ligne ou lors de réunion, les revendications, classées autour de neuf thèmes, tels que "Démocratie, Institutions", "Justice, Police, Armée", "Économie, Finances, Travail, Comptes publics" ou encore "Sport, Culture". On peut y écrire librement sa proposition alors que, sur le site officiel, il faut passer par un questionnaire. Pour l'instant, la section "Économie, Finances,Travail, Comptes publics" arrive en tête avec plus de 550 participations.  

Bilan prévu le 25 mars

 

Autre différence notable : on peut ensuite voter pour ou contre d'autres propositions, comme l'avait suggéré la CNDP. En revanche, les gilets jaunes n'ont pas gardé la possibilité "d'amender" les propositions.  

Mais, comme le précise le Huffington Post, "reste à voir si la plateforme ne sera pas prise d'assaut par des groupes d'intérêts très organisés sur les réseaux sociaux et qui pourraient donner un poids disproportionné à une proposition." Les organisateurs affirment être en mesure de repérer ce genre d'attaques.  

 

"