Président et rédacteur en chef
Abdel Rahim Ali
Conseiller éditorial
Roland Jacquard
ad a b
ad ad ad

Gestion de la paix et de sécurité: 614 tués en Afrique durant les deux premières semaines de 2019

dimanche 03/février/2019 - 08:20
La Reference
طباعة

Nahla Abdel Muneim

 

Le continent africain représente une terre d’accueil des groupes terroristes et de leurs éléments ayant fui les conflits du Moyen-Orient. L’unité de gestion de la paix et de la sécurité (PSD) dépendant de la Commission de l’Union Africaine a révélé que 614 personnes avaient été tuées durant les 15 premiers jours de janvier 2019 suite au terrorisme et à l’extrémisme dans la région.

De même, la région du Sahel africain (Burkina Faso, Kenya, Mali, Nigeria et Somalie) a enregistré 90% de l’ensemble des victimes du terrorisme, faisant de cette région la plus touchée par ce phénomène, suivie par le Tchad, le Maghreb arabe, et l’Afrique centrale.

Le papier de recherche publié par l’unité du PSD chargée d’intensifier les efforts consentis par la Commission de l’Union Africaine pour préserver la paix, la sécurité et la stabilité dans le continent, ajoute que le groupe Boko Haram et le mouvement des Chébabs sont à l’origine du plus grand nombre de victimes.

Il affirme aussi que les terroristes ont utilisé des armes légères dans 12 des 19 attaques survenues jusqu’à maintenant, et des explosifs dans 5 attaques.

Les terroristes ont visé surtout des civils, 10 attaques ayant visé des foules, 6 ayant visé les forces de sécurité, tandis que deux opérations terroristes ont visé les institutions gouvernementales et une des organisations internationales.

Les statistiques prévoient l’augmentation des opérations terroristes dans la région, et attribuent cela au fait qu’il s’agit d’une guerre inégale, car les groupes extrémistes possèdent des capacités d’entraînement élevées, obtiennent des munitions passées en contrebande et gèrent des réseaux économiques et commerciaux, ainsi que des gangs locaux, tandis que les pays africains souffrent de la pauvreté et de la marginalisation politique.

 

 

"