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L'Achira Mohammadiya : une confrérie soufie dont la crise s’est manifestée avec la mort de son cheikh

dimanche 03/février/2019 - 08:22
La Reference
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Sarah Rachad

 

La confrérie Achira Mohammadiya a célébré le premier anniversaire de la mort de son cheikh Mohammad Essameddine, décédé à près de 75 ans.

La confrérie a affirmé dans son invitation que la commémoration allait se faire sous la forme d’une conférence tenue dans sa mosquée, dans la zone de Qaytbay, sous le titre « La notion de défense de la patrie et son enracinement dans la législation islamique et dans le soufisme rationnel ». Etaient présents les cheikhs de la confrérie et ses membres azharis.

L’Achira Mohammadiya est l’une des confréries soufies « scientifiques » les plus importantes d’Egypte, au sens où sa méthode est fondée sur les sciences religieuses et où les Azharis constituent une grande partie de ses membres. Elle a été effet fondée par le savant azhari Mohammad Zakieddine Ibrahim.

Cependant, la confrérie a dû affronter une crise depuis la mort de son cheikh il y a un an, à qui a succédé son fils de 20 ans Noureddine, selon la loi des confréries soufies qui adopte le principe de la transmission héréditaire.

En effet, les rapports ayant abordé alors la question de l’avenir de l’Achira Mohammadiya craignaient le fait que sa gestion soit confiée à ce jeune cheikh, d’autant plus qu’il n’avait pas étudié le soufisme.

Pourtant, la confrérie a continué ses activités habituelles durant la première année sous la direction de Noureddine.

Dans son analyse des causes de la faiblesse du soufisme, le chercheur Moustapha Zayed a abordé la crise de la transmission héréditaire en général, en disant dans un article intitulé « le soufisme et le dialogue absent… Pourquoi nous isolons-nous du monde » : « La transmission héréditaire reste un facteur essentiel de la crise actuelle du soufisme, du fait de l’absence chez les cheikhs d’une qualification suffisante. En effet, la capacité de dialogue et les connaissances religieuses sont des exigences qui nous évitent les attaques des ennemis ».

Quant au secrétaire général de la Ligue soufie, Abdallah Nasser Helmi, il a affirmé que dans le cas de l’Achira Mohammadiya, bien que les assistants du père du nouveau cheikh aient été à ses côtés et aient essayé de convaincre les membres de la confrérie de lui faire confiance, un certain nombre d’adeptes ont quitté la confrérie l’année passée.

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