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Enregistrement Benalla : un courrier de Matignon au départ de l'enquête

mercredi 06/février/2019 - 07:51
La Reference
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Nouveau rebondissement dans l'affaire des enregistrements d'une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase. L'enquête a été déclenchée après des informations transmises par Matignon au parquet de Paris, a appris l'AFP de sources concordantes. Après la diffusion de ces enregistrements, le 31 janvier, par Mediapart, les services du Premier ministre avaient été interrogés par des journalistes qui tentaient d'« établir un lien entre la cheffe du GSPM (groupe de sécurité du Premier ministre), son conjoint, et la rupture du contrôle judiciaire d'Alexadre Benalla et Vincent Crase », ont expliqué les services du Premier ministre.

L'ancien chargé de mission à l'Élysée et l'ex-employé de La République en marche n'avaient en effet plus le droit de se rencontrer après leur mise en examen, le 22 juillet, pour les violences du 1er mai. Des questions posées par un journaliste de Valeurs actuelles laissaient penser que cette conversation du 26 juillet aurait pu être captée au domicile de la cheffe du GSPM, un service sensible.

Matignon affirme avoir alors « procédé à de premières vérifications », qui ne semblaient pas confirmer cette hypothèse, mais avoir « bien évidemment transmis l'ensemble de ces informations au procureur de Paris ». « Qui comprendrait que Matignon réserve à la presse des informations que la justice pourrait estimer utiles ? » s'est ainsi justifié le cabinet d'Édouard Philippe. Selon une source proche du dossier, c'est sur cette base que le parquet a ouvert ce week-end une enquête pour « détention illicite d'appareils ou de dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d'interception de télécommunications ou de conversations » et « atteinte à l'intimité de la vie privée ».

Implication de la cheffe du GSPM ?

Dans ce cadre, deux magistrats du parquet et trois policiers ont tenté lundi de perquisitionner les locaux de Mediapart pour se faire remettre les enregistrements, une initiative vivement dénoncée par les médias et l'opposition comme une atteinte au secret des sources des journalistes. Selon les vérifications de Matignon, « la cheffe du GSPM dément être impliquée d'une quelconque façon dans la rupture du contrôle judiciaire d'Alexandre Benalla et de Vincent Crase ».

« Elle affirme connaître Alexandre Benalla, mais ne jamais avoir rencontré Vincent Crase et qu'à sa connaissance celui-ci n'est jamais venu à son domicile », a rapporté Matignon. « Elle dément également que son compagnon ait pu organiser cette rencontre chez elle en son absence », ont ajouté les services du Premier ministre.

Elle nie toute implication

 

De son côté, la responsable du groupe de sécurité du Premier ministre a été entendue mardi par la brigade criminelle. Selon Le Parisien, la commissaire de police a nié avoir effectué ces enregistrements.

Le lieu et les conditions de la rencontre clandestine entre Alexandre Benalla et Vincent Crase restent donc à déterminer. Par ailleurs, « Matignon a vérifié qu'aucune écoute administrative (par des services de renseignements, NDLR) n'avait été autorisée » concernant les protagonistes de cet épisode.

 

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