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Après la Turquie… les Frères cherchent de nouvelles terres d’asile

vendredi 08/février/2019 - 02:46
La Reference
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Avec la polémique soulevée par l’extradition par la Turquie vers l’Egypte de Mohammad Abdel Hafiz, Frère musulman condamné à mort pour son implication dans l’assassinat du procureur général Hicham Barakat, des débats ont lieu sur les réseaux sociaux à partir de comptes personnels de jeunes du groupe terroriste sur leur destination au cas où la Turquie se débarrassait d’eux, soit en les expulsant, soit en leur refusant le renouvellement de leur visa de résidence, et ils ont envisagé une demande d’asile politique à la Corée du Sud ou une émigration au Brésil et en Malaisie.

 

Cachettes possibles

Après la crise des jeunes licenciés par la chaîne Ach-Charq en mai dernier, les éléments du Groupe ont songé à des ruses pour obtenir un visa de résidence en Corée du Sud – en particulier ceux dont le visa arrive à échéance – dont le fait d’acheter un billet d’avion pour la Malaisie ou un autre pays d’Asie, à la recherche d’un lieu sûr pour échapper à la condamnation dont ils ont fait l’objet dans leurs pays, tout en essayant de trouver un vol bon marché. Ils descendraient alors dans un hôtel peu cher, avant de réserver une place pour la capitale coréenne Séoul.

L’importance de cette démarche réside dans le fait qu’à l’arrivée à l’aéroport de Séoul, ils remarqueront d’après leur passeport qu’ils ont passé une courte période en Malaisie ou aux Philippines, et penseront ainsi que ce sont de simples touristes qui n’ont pas l’intention de s’installer chez eux, et leur donneront un visa d’entrée en Corée du Sud valable un mois et renouvelable jusqu’à trois mois.

Selon le plan des Frères, à l’approche de l’expiration du visa, ces gens iront au bureau des Nations unies le plus proche, et demanderont l’asile politique, c’est-à-dire qu’ils pourront, en tant que réfugiés politiques, chercher un travail ou poursuivre leurs études dans le pays s’ils sont étudiants.

 

L’émigration vers les pays latino-américains

Les Frères musulmans peuvent aussi trouver un point de chute au Brésil, avec l’aide de l’homme d’affaires Ahmad as-Sayfi, qui est l’un des cadres importants de l’Organisation internationale du Groupe terroriste. C’est ainsi qu’a été révélée l’affaire des centres islamistes contrôlés par l’Organisation et à partir desquels elle étend son influence dans les sociétés latino-américaines, comme le Centre de prédication islamique qu’il dirige.

Les Frères musulmans recourent toujours à une stratégie de pénétration des sociétés par le biais des islamistes se trouvant sur leur territoire. C’est pourquoi il est possible que les Frères expulsés ou dont le visa de résidence est arrivé à expiration cherchent à former de nouvelles cellules au Brésil, par le biais des centres islamiques et des associations supervisées et financées par l’Organisation internationale et ses cadres. Ce qui facilitera la diffusion de leurs idées chez les gens.

 

Un refuge en Malaisie

Parmi les nouveaux pays d’accueil dont parlent les Frères figure la Malaisie, à un moment où Mahathir Mohamad est revenu au pouvoir, en brandissant des slogans en accord avec les principes de l’islam politique extrémiste, comme la non mixité, ce qui crée des circonstances favorables à l’accueil des Frères musulmans, d’autant plus que le Groupe est parvenu à s’implanter dans la société malaisienne.

Par ailleurs, la situation politique favorise également les tentatives des Frères d’étendre leur influence, d’autant plus que le parti islamiste qui est le bras politique du Groupe des Frères en Malaisie a acquis un statut privilégié après s’être allié avec Mahathir Mohamad et être parvenu à obtenir la majorité au Parlement de Malaisie.

 A ce propos, l’ex-cadre du Groupe des Frères musulmans Ahmad Rabie al-Ghazali affirme que les Frères ne déclarent pas leur vraie destination, de crainte de poursuites par les services de sécurité, et s’ils mentionnent des pays en particulier, c’est une ruse à laquelle ils ont toujours recours. Et il ajoute, dans son entretien avec Al-Marga’, qu’il se peut qu’ils cherchent un pays arabe dont la situation politique est confuse et q
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