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Le sultan du terrorisme abandonnera-t-il Hamid Al-Ahmar comme il a abandonné les Frères muslmans?

samedi 09/février/2019 - 02:25
La Reference
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Erdogan peut-il abandonner Hamid al-Ahmar tel  qu'il a abandonné les jeunes des Frères muslmans égyptiens?

Dans la capitale turque qui a accueilli la quasi-totalité des vestiges des Frères musulmans, s'est distingué le rôle du Frère musulmsn yéménite Hamid Abdullah al-Ahmar auprès d'Erdogan. Il est d'ailleurs décrit comme le fils et le "resposable des missions" speciales d'Erdogan en Turquie.

Al-Ahmar est un homme d'affaires dont la famille a dirigé la confrérie des Fréres au Yémen. Il a fui la capitale Sanaa en 2014, pour se jeter dans les bras d'Erdogan qui l'a exploité en tant qu'intermédiaire pour influencer la politique au Yémen et en Palestine, avec le soutien politique et financier du gouvernement turc actuel. Al Ahmar "sponsorisé par des réseaux du monde entier, a aidé Erdogan à ancrer la pensée extrémiste dans la jeunesse turque.

Selon un rapport de presse publié par le siteweb souédois Nordic Monitor mercredi, Hamid a été, depuis son arrivée en Turquie, le gesionnaire des missions spéciales de son "directeur" Recep Tayyip Erdogan en Turquie et dans les environs. Il était président du comité organisateur qui a mobilisé la jeunesse arabe et des activistes en Turquie pour soutenir Erdogan sous le slogan « Merci la Turquie », tenu du 22 au 24 avril 2016.

Il est à noter que la Turquie célèbre le 23 avril de chaque année sa fête nationale, en comméroration de l’instauration de la République et du Parlement. Tandis que Erdogan est en train de démantèler l’un après l’autre les principaux piliers de la République. Il cherche également à instaurer en cette semaine symbolique un nouvel héritage à travers un événement islamique, lit-on dans ledit rapport.

Selon le Nordic Monitor, site consacré à l'extrémisme, au terrorisme, à la criminalité, à la politique étrangère, à la sécurité et aux questions militaires, Al-Ahmar a décrit les célébrations du 31 mars 2016 comme un rappel des années califales au cours desquelles les Ottomans ont revendiqué ce titre. Cela est donc une bonne occasion pour vanter Erdogan qui se considède comme le chef de tous les musulmans.

L'événement a débuté vendredi par une prière à la Mosquée Bleue, de l'autre côté de la basilique Sainte-Sophie, sur la place historique Sultan Ahmet d'Istanbul, et par la cérémonie d'ouverture à la salle Sinan Erdem. Le Premier ministre turc d'alors Yeltsin Agdugan était l'orateur principal. Il était entouré du leader spirituel des Frères musulmans, Yusuf al-Qaradawi, qui a accepté la rébellion armée et l'attentat-suicide perpétrés en Syrie à sa droite, et du dirigeant du Hamas Khaled Meshaal, à sa gauche.

Al-Ahmar n'étant pas étranger aux Frères musulmans, a intégré le parti d'opposition Al-Islah, également connu sous le nom de parti Al-Islah, membre de la confrérie. Pour Erdogan, il est un descendant politique influent de la famille Al-Ahmar, au Yémen.

Le parti réformiste qui  a  fondé par le père d'Abdullah Al Ahmar était dirigé par son frère aîné, Marzouk. 

Le ministère américain du Trésor avait inclu dans la liste des terroristes, le 24 février 2004, Abdul Majid al-Zindani, chef dudit parti. Le scretariat au Trésor américain avait alors déclaré: "Al-Zindani est partisan d'Ossama Ben Laden et soutient Al Qaida. Tout comme il a servi de contact pour Ansar al-Islam, qui est une organisation terroriste (...) et liée à al-Qaïda".

Avec le soutien du gouvernement islamique en Turquie, al-Ahmar dirige également une autre organisation, l'Association des parlementaires basée à Istanbul, qui est l'un des nombreux mécanismes qui sont à la disposition d'Erdogan, manipulant et exploitant la sensible cause palestinienne pour ses propres objectifs politiques.

Lorsque le groupe a organisé sa première conférence à Jérusalem les 29 et 30 novembre 2016, Erdogan a assisté à l'événement en tant qu'orateur principal et a prononcé un discours enflammé promettant de renforcer la plate-forme dirigée par al Ahmar.

Pour renforcer le soutien d'Erdogan au projet, Nour al-Din al-Botani, membre du conseil d'administration de l'Association des parlementaires de Jérusalem, a été nommé. Il l'était avec Al Nabati, un autre proche collaborateur d'Erdogan, qui était vice-président du parti au pouvoir, le Parti de la justice et le développement et responsable des finances. En étroite collaboration avec Al-Ahmar, il soutient le gouvernement Erdogan et sert de canal principal pour les affaires de celui-ci dans le Monde arabe.

Le 31 janvier 2018, les délégations d'Al Ahmar et d'Al Nabati ont tenu une réunion consultative au siège du Parti de la justice et du développement à Ankara, à l'invitation de Muhammad Mahdi Iker, islamiste kurde et vice-président du Parti de la justice et du développement chargé des affaires étrangères au sein dudit parti. Selon le rapport du site suédois, les ressources du parti au pouvoir en Turquie sont à la disposition de cet homme et de ses associés.

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