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Abdel Rahim Ali
Conseiller éditorial
Roland Jacquard
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Faites connaissance avec le mouvement irakien An-Nujaba après son classement comme organisation terroriste

vendredi 08/mars/2019 - 01:55
La Reference
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Le Trésor américain a annoncé que les Etats-Unis avaient imposé des sanctions au « Mouvement de résistance islamique – Hizbollah An-Nujaba », l’une des milices irakiennes inféodées à l’Iran les plus importantes.

Cette mesure vise selon le Trésor à empêcher l’utilisation des ressources du groupe à la planification d’opérations terroristes.

La décision prévoit aussi le gel des avoirs du mouvement et l’interdiction pour les Américains de toute relation avec lui.

Notons que le mouvement An-Nujaba est une milice chiite irakienne qui bénéficie du soutien du Corps des gardiens de la révolution iranienne.

Il a été fondé en 2013 par Akram Al-Kaabi, ex-commandant dans l’Armée du Mahdi, et suit un agenda iranien clair qui se manifeste dans l’obéissance absolue au guide de la Révolution iranienne Ali Khamenei.

Il comprend environ 10000 combattants et est actif en Irak et en Syrie, et est composé de trois brigades : la Brigade Omar Ibn Yasser, la Brigade de l’imam Al-Hassan Al-Mujtaba et la Brigade d’Al-Hamd.

Par ailleurs, le chef des milices An-Nujaba ne cache pas son lien avec le corps des gardiens de la Révolution iranienne, affirmant : « Nous ne nions pas le soutien logistique de l’Iran, et aux niveaux de l’entraînement, de l’armement et des conseils, grâce à la présence de conseillers de terrain de la « Force d’Al-Quds » dépendant des gardiens de la Révolution ».

Pour sa part, le spécialiste de l’Iran Mohammad Binaya considère que la classification des milices d’An-Nujaba comme mouvement terroriste par les Etats-Unis n’aura pas d’impact sur ses activités politiques et militaires, de même qu’avec le Hizbollah libanais, qui a été considéré comme organisation terroriste,

alors que son parti participe aux élections parlementaires et au gouvernement libanais. Il a ajouté que faire face aux milices armées inféodées à l’Iran supposait de coopérer avec les gouvernements de ces pays pour assécher véritablement les sources de leur soutien financier et humain.

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