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L’Autriche se joint au groupe des pays qui refusent définitivement le retour des combattants de Daech

mercredi 13/mars/2019 - 05:24
La Reference
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Ahmad Adel

 

Le ministre autrichien de l’Intérieur Herbert Kickl a qualifié hier samedi les combattants de l’organisation terroriste Daech titulaires de la nationalité autrichienne de « bombes à retardement », affirmant qu’ils n’avaient pas de place dans le pays.

Kickl a affirmé dans un entretien avec le journal autrichien Kronen Zeitung que l’Autriche refusait le retour des combattants de Daech dans le pays, indiquant que les autorités autrichiennes avaient définitivement refusé cette proposition.

Il a expliqué que la société autrichienne souffrait du terrorisme daechien et que « nous ne voulons pas exporter davantage de problèmes liés à l’extrémisme dans le pays, et que la décision prise par le gouvernement autrichien concernait également les femmes et les enfants de leurs familles, et pas seulement les hommes ».

Il a affirmé que le monde entier souffrait de l’augmentation des opérations terroristes menées par les organisations armées.

Et de poursuivre que les gouvernements européens faisaient face à un problème très grave depuis l’effondrement de l’organisation Daech en Syrie et en Irak, insistant sur la nécessité d’une coopération logistique et d’une coordination sécuritaire entre ces gouvernements, parce que les terroristes cherchent à profiter au maximum de la vie dans le cadre d’un système social et humanitaire en Europe.

Le ministre autrichien de l’Intérieur a déclaré que le nombre d’éléments de Daech possédant la nationalité autrichienne est estimé entre 30 et 60, et qu’une enquête avait révélé qu’ils étaient partis en Syrie pour combattre plusieurs mois avec l’organisation, et qu’ils voulaient maintenant revenir dans leur patrie, pour profiter de la démocratie, mais qu’ils cherchaient à pratiquer la destruction en Autriche, considérant que la protection de la sécurité et de la stabilité du citoyen autrichien revêtait une importance extrême, et qu’il était difficile d’imposer un contrôle et une surveillance de ces éléments terroristes dans le pays.

Le chancelier autrichien Sebastian Kurz avait annoncé la semaine dernière le refus de son pays d’accueillir les combattants étrangers de Daech actuellement emprisonnés en Syrie, et cela en réponse à l’appel du président américain Donald Trump adressé aux pays européens d’accueillir leurs ressortissants parmi ces combattants et de les juger en Europe.

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