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Les gardes d’Erdogan attaquent des manifestants pacifiques à Washington

vendredi 19/avril/2019 - 10:59
La Reference
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Dans ce qui parait être une intimidation politique, les forces de sécurité du président turc Recep Tayyip Erdoğan ont attaqué plusieurs manifestants à Washington. Le président turc, Recep tayyip Erdogan, avait critiqué l'arrestation de ses gardes du corps par les Etats-unis l’année dernière.

Erdogan a défendu les pratiques barbares de ses agents de sécurité, malgré leur implication apparente dans les attaques contre des pacifiques manifestants à Washington, un scandale politique qui révèle le vrai visage de la politique turque.

Les procureurs américains ont accusé plusieurs dizaines d'agents de sécurité et de policiers turcs d'avoir agressé des manifestants à Washington lors de la visite d'Erdogan dans la capitale des États-Unis.

Les médias américains ont rapporté que les attaques, filmées et publiées dans les médias internationaux, ont fait 11 blessés devant la résidence de l'ambassadeur turc.

Cette attaque barbare a provoqué des tensions entre Ankara et Washington. La Turquie a tenté de se dérober à sa responsabilité dans ce crime et a reproché aux manifestants de « déclencher des violences ». Le chef de la police de Washington a qualifié de « lâche et illégale » l'attaque brutale des gardes du corps turcs contre les manifestants pacifiques.

Erdogan a accusé les États-Unis affirmant prétedant que le pays est sous la protection de l'organisation terroriste du PKK. Le secrétaire d'Etat américain a déclaré que les accusations portées contre certains éléments de la sécurité d'Erdogan véhiculaient un message clair à la Turquie.

Il convient de noter que depuis la tentative de coup d'État prétendue par Erdogan, la Turquie a limogé 150 000 fonctionnaires dans une tentative d’éliminer l'opposition turque. Environ 50 000 personnes ont été arrêtées par le régime.

Les autorités turques accusent Fathullah Gulen, basé aux États-Unis, d’avoir fomenté le coup d’Etat mais ce dernier nie toute implication, affirmant qu'il s'agit d'une mise en scène d'Erdogan pour raffermir sa dictature.

 

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