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Boko Haram intensifie ses actes terroristes : Le bras africain de Daesh pollue le Continent avec le sang d'innocents

mardi 14/mai/2019 - 08:22
La Reference
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Le site sud-africain (DefenseWebTV) spécialisé sur la défense et la sécurité sur le Continent a déclaré mardi que les attaques de Boko Haram se multipliaient jour après jour au Tchad depuis 2018. Ce qui soulève des doutes sur l'ampleur des réactions militaires nationales contre l'extrémisme violent, dont le plus récent date de la mi-avril.

À la suite des affrontements entre l’armée tchadienne et les rebelles de Boko Haram, tuant 63 terroristes et sept soldats tchadiens, le 22 mars, une autre attaque du groupe extrémiste contre l’armée a tué 23 soldats et en a blessé quatre autres.

Depuis 2009 au Nigeria, Boko Haram s'est étendu dans tous les pays riverains du lac Tchad et a commencé ses attaques au Tchad en mars 2015.

D'autre part, le gouvernement nigérian a réagi par une série de mesures de sécurité visant à neutraliser Boko Haram, et l'armée nigériane a même lancé des opérations militaires contre le groupe à l'extérieur de ses frontières.

L'expansion géographique de Boko Haram du Nigeria vers les trois autres pays de la région du lac Tchad, notamment le Niger, le  Cameroun et le Tchad a conduit à la revitalisation de la Task Force multinationale commune en juillet 2015, chargée de la lutte contre le groupe.

Les opérations de l'armée tchadienne et des forces multinationales ont été intensifiées pour réduire les attentats de Boko Haram dans le pays, notamment entre 2016 et 2017.

En 2016, Boko Haram a été divisé en deux factions, l'une appartenant à l'organisation terroriste de Daesh, la plus active et la plus violente dans la partie du Lac Tchad, dirigée par Abou Moussab al-Barnawi. L'autre faction du groupe Ahlu Sunnah pour Da'awa et le Jihad et dirigée par Abou Bakr Shekau.

Selon le rapport, l'extrémisme violent a encore augmenté, avec au moins 12 attaques terroristes perpétrées par Boko Haram au Tchad entre mars 2018 et avril 2019.

La nature de ces attaques reflète un net changement dans le mode de fonctionnement du groupe. Principalement focalisées sur les attentats-suicides quand il était un groupe monolithique en 2015, il oriente désormais ses attaques vers les villages et les fermes pastorales pour tuer et piller le plus de biens possibles. Il cible aussi les zones militaires, qui sont les plus touchées à cette époque dans le bassin nord du lac Tchad.

Entre mars et avril 2019, des affrontements armés ont eu lieu à Dangdala, une petite ville proche de Mbohama dans la sous-préfecture de Kaiga Kindjiri dans la Province du Lac, tuant 30 personnes et blessant 21 soldats.

Ce processus avait été précédé par l'arrestation de cinq membres présumés du groupe de Boko Haram par la police à N'Djamena en février. Ce qui accentue les craintes de nouvelles attaques-suicide du groupe terroriste dans la capitale tchadienne, N'Djamena.

Ces attaques armées et ces morts suscitent des inquiétudes quant à la flexibilité des deux branches du groupe Boko Haram, celle affiliée à Daesh et Ahl Al Sunna wal Jihad. Ils remettent également en question l'efficacité des réponses axées sur la sécurité aux menaces posées par les groupes armés.

La capacité des groupes extrémistes violents à manifester des actions meurtrières et à faire preuve de résilience confirme également les recherches qui montrent que les mesures de sécurité prises en réponse aux activités terroristes sont limitées. Cela montre également la capacité des groupes terroristes d'infliger de graves destructions humaines et matérielles, même avec le déploiement de forces militaires importantes et d'opérations à leur encontre. Tout comme ils démontrent non seulement la souplesse et la capacité à l'adaptation des groupes terroristes, mais aussi l’insuffisance des opérations militaires. Ce qui implique la nécessité d’une approche globale avec diverses autres mesures.


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