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Turquie : Les juges doivent loyauté et obéissance seulement à Erdogan

lundi 01/juillet/2019 - 07:41
La Reference
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Le pouvoir judiciaire est la clé de la démocratie et de la liberté dans tous les pays du monde. Mais la situation est différente en Turquie. Les juges turcs doivent loyauté et obéissance au parrain du terrorisme mondial, le président turc Recep Tayyip Erdogan, et au parti au pouvoir, le parti de la Justice et du développement (AKP). Un tribunal turc a arrêté vendredi 19 avril, la campagne du nouveau maire d'Istanbul, Akram Emamoglu, en faveur d’une révision de la base de données électronique de la municipalité.

Oglu avait demandé une enquête détaillée sur les pratiques de l'AKP à Istanbul lors des dernières élections qui se sont déroulées le 31 mars 2019.

Selon la presse turque, le tribunal administratif d'Istanbul n’a trouvé aucun argument judiciaire justifiant la campagne d'Imam Emoglu en faveur d’une révision de la base de données électronique de la municipalité.

Après avoir remporté la présidence de la municipalité d'Istanbul, Oglu avait demandé aux employés du comité d'inspection municipal, ainsi qu’à trois autres experts, d'examiner la base de données électronique et leur avait fourni des documents condamnant le régime turc.

Les ingérences du régime turc dans les affaires de la justice sont très courantes. Un ancien juge a révélé au journal turc Jamhurit, dans un entretien publié en 2018 qu'Erdogan était directement intervenu dans le travail du pouvoir judiciaire, après l’émission d'un mandat d'arrêt à l'encontre de son fils Bilal en décembre 2013. Il aurait téléphoné aux instances judiciaires et leur a demandé d'empêcher les plaignants de poursuivre son fils Bilal.

Pour assurer ses intérêts personnels et ceux de sa famille, Erdogan a cherché à contrôler les plus hautes juridictions et autorités judiciaires en Turquie. Karam Said, chercheur spécialisé dans les affaires turques affirme que Recep Tayyip Erdogan cherche depuis longtemps à contrôler la justice. Un grand nombre de juges membres du Parti de la justice et du développement, a été nommé au sein de l’appareil judiciaire en 2013.

Karam ajoute dans des déclarations à Al-Marje’ que les autorités turques avaient, en avril 2017, limogé 45 juges et procureurs, dans le contexte du coup d'Etat de juillet 2016, soulignant qu'Erdogan a cherché à promulguer des lois qui sont contre les autorités judiciaires dans le pays.

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