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La Chine défie les sanctions pétrolières de Trump et coopère avec l'Iran

samedi 06/juillet/2019 - 07:53
La Reference
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Alors que certains pays renonçaient à leurs relations avec l'Iran, la Chine, elle, a augmenté ses investissements sur les marchés iraniens et a lancé un projet de construction d’une ligne ferroviaire depuis la Mongolie à l’intérieur de la Chine et jusqu’en Iran et ce après que le président américain Trump ait annoncé son retrait de l'accord nucléaire en mai de l'année dernière.

L'émissaire chinois chargé des pourparlers nucléaires iraniens à Vienne a rejeté lundi les sanctions américaines sur le pétrole iranien, affirmant que son pays veut acheter ce pétrole et ne tiendra pas compte des sanctions imposées.

« Pour nous, l'importation du pétrole est importante pour la sécurité énergétique de la Chine et pour la subsistance de la population », a déclaré Fu Zong, directeur général du Département du contrôle des armements au ministère chinois des Affaires étrangères.

Et d’expliquer que tous les pays qui ont participé aux pourparlers visant à sauver l'accord nucléaire iranien ont exprimé leurs regrets face au retrait des États-Unis et la politique de pression américaine.

Pour sa part, le président chinois Xi Jinping a déclaré que son pays développera progressivement ses relations avec l'Iran. « Indépendamment de l'évolution de la situation dans le monde et dans la région, la Chine entend déployer des efforts pour soutenir le développement des relations sino-iraniennes sur la base d'un partenariat stratégique global », a déclaré Xi.

Osama al-Hitimi, spécialiste des affaires iraniennes, affirme que la Chine a deux positions, l'une officielle respectant les sanctions, et l'autre non déclarée enfreignant les sanctions. Il note que Pékin a annoncé clairement sa volonté de continuer à importer le pétrole iranien après s'être rassuré que les options dont disposent les États-Unis sont limitées. Après l’abattage par l’Iran d’un drône américain, Washington n'a porté aucun coup à l'Iran, comme on pouvait s’y attendre.

Al-Hitimi ajoute dans des déclarations spéciales à Al-MArje3 que l'Iran a toujours exporté son pétrole sur le marché noir, mais à moindre coût, notant que 30% du prix de chaque cargaison était destiné à des courtiers.


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