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Les brigades irakiennes du Hezbollah… une pensée frériste et à une loyauté envers l'Iran

samedi 06/juillet/2019 - 07:56
La Reference
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Les Brigades irakiennes du Hezbollah, proches de l'Iran, ont confirmé leur soutien à l'agression contre l'ambassade du Bahreïn à Bagdad. Leur porte-parole, Jafar al-Husseini, a déclaré qu'une grande partie des manifestants appartenait aux Brigades.

Al-Marje’ revient sur l’histoire de la milice irakienne, bras de l’Iran en Irak dont l’objectif est de cibler les intérêts des pays du Golfe.

Après la tombée de Bagdad aux mains des américains, la chute du régime de Saddam Hussein et la montée en puissance de l'influence chiite en Iraq, les brigades irakiennes d’Abou Al-Fadl Al Abbas et celles de kerbelaa et d’Al-Sajjad ont vu le jour. Ces milices chiites armées ont annoncé leur réunification sous le nom de Hezbollah irakien en 2006. Objectif déclaré : combattre l'occupant américain à l'époque, mais en réalité ces milices constituaient l’une des armes sectaires de l’Iran. Le parti ne cache pas ses liens idéologiques avec l'Iran.

Selon le New York Times, les brigades du Hezbollah sont l'un des outils utilisés par l'Iran pour mener sa guerre par procuration en Syrie et en Irak. Les brigades du Hezbollah sont déployées dans plusieurs villes irakiennes, notamment dans le sud et le centre. Elles se trouvaient initialement à Amara (à 400 km au sud-est de Bagdad). Et puis se sont répandues à Nassiriya (également au sud), puis dans le désert de Samawa et dans d'autres villes irakiennes.

Selon les estimations irakiennes, les brigades du Hezbollah disposent au sein du rassemblement populaire chiite d’environ 2 500 combattants sur 7 000. Ils disposent de fusils autoatiques AK47, de pistolets, de M16, de lance-roquettes, d’obus de mortier et de canons anti-aériens.

Depuis octobre 2016, les brigades se sont impliquées dans plusieurs batailles aux côtés de l'armée irakienne après avoir rejoint le Rassemblement populaire, un groupe militaire formé de plusieurs factions sectaires et qui a commis de nombreuses exactions contre des civils irakiens. Khaled Isma'il al-Maqni (Abou Mustafa) est responsable du financement des brigades et des opérations de recrutement. Il a été arrêté en septembre 2009 avant d’être libéré. Le superviseur général du groupe est le religieux chiite Ayatollah Muhammad al-Sindh, d'origine irakienne et résidant actuellement au Liban.

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