Président et rédacteur en chef
Abdel Rahim Ali
Conseiller éditorial
Roland Jacquard
ad a b
ad ad ad

Camps de réfugiés: la Papouasie résilie le contrat d’une société australienne

mardi 03/septembre/2019 - 12:36
La Reference
طباعة

La Papouasie-Nouvelle-Guinée a pris lundi une mesure importante vers la fermeture des camps hébergeant les demandeurs d’asile refoulés par l’Australie en annonçant la résiliation du contrat passé avec la société australienne les gérant.

Le ministère papouasien de l’Immigration et des Frontières a annoncé qu’il mettait un terme au contrat passé avec le groupe Paladin Holdings, qui assure la sécurité et d’autres services dans les trois “centres de transition” pour migrants de l’île de Manus, située dans l’océan Pacifique, dans le nord de la Papouasie.

Le ministère a présenté cette décision comme “la plus importante mesure à ce stade pour mettre un terme aux centres de rétention de la province de Manus”.

L’Australie mène depuis 2013 une politique très dure, critiquée par l’ONU, envers les migrants et réfugiés. Elle n’accepte aucun boat people sur son sol, même ceux qui remplissent les critères du droit d’asile.

Les réfugiés qui ne sont pas directement refoulés en mer sont envoyés dans des camps sur des îles du Pacifique et de l’océan Indien avec interdiction de s’installer en Australie.

De 2013 à 2017, l’Australie a géré ces camps de rétention. Mais après l’arrêt de la Cour suprême papouasienne qui a jugé ces arrangements anticonstitutionnels, elle a dû remettre ceux de Manus aux autorités locales et transmettre leur gestion à Paladin.

Le ministère papouasien a indiqué que les 64 migrants se trouvant toujours sur Manus seraient transférés à Port Moresby ou qu’on trouverait à les réinstaller dans un autre pays.

Une entreprise papouasienne sera désignée pour succéder à Paladin et certaines des installations de Manus seront transformées en centres éducatifs.

De nombreux Papouasiens se sont plaints d’être depuis des années associés à une politique australienne largement condamnée à l’étranger, en dénonçant aussi le fait que la surveillance des camps confisque des ressources dont le pays a grand besoin ailleurs, comme des effectifs de police.


"