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Guerre en Libye: le Conseil de sécurité de l'ONU appelé à s'entendre

jeudi 05/septembre/2019 - 02:36
La Reference
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L'émissaire de l'ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, a appelé ce mercredi le Conseil de sécurité à s'entendre pour mettre fin au conflit dans le pays, sauf à risquer sa prolongation indéfinie ou une intensification des soutiens aux belligérants.

 «De nombreux Libyens se sentent abandonnés par une partie de la communauté internationale et exploités par d'autres», a rapporté Ghassan Salamé, lors d'une liaison vidéo avec le Conseil de sécurité. «Sans un soutien sans équivoque de ce Conseil et de la communauté internationale dans son ensemble, deux scénarios très désagréables» pointent, a-t-il averti. D'une part, «la poursuite d'un conflit persistant et de faible intensité», d'autre part «une intensification des soutiens militaires» à l'une ou l'autre partie qui «plongerait l'ensemble de la région dans le chaos». Or «l'idée de donner une chance à la guerre, et qu'une solution militaire est possible, représente une chimère», a ajouté l'émissaire qui s'est souvent plaint dans le passé du manque d'unité du Conseil et des soutiens apportés par certains de ses membres aux belligérants.

Depuis début avril, les troupes de l'homme fort de l'est du pays, Khalifa Haftar, qui cherchent à conquérir Tripoli, sont en guerre avec celles du gouvernement de Fayez al-Sarraj, reconnu par la communauté internationale. Fayez al-Sarraj est soutenu par la Turquie et le Qatar alors que Khalifa Haftar bénéficie d'appuis à différents niveaux de l'Egypte, des Emirats arabes unis, des Etats-Unis, de la Russie ou de la France.

Militante de l'ONG Avocats pour la justice en Libye, Marwa Mohamed, a aussi déploré devant le Conseil de sécurité l'absence de «message clair» de la communauté internationale à l'égard de la Libye. Lors de la discussion, plusieurs pays - Koweït, Afrique du Sud, Indonésie, Allemagne... - ont dénoncé les ingérences en Libye et les multiples violations depuis cinq mois de l'embargo sur les armes imposé à ce pays en 2011. Plusieurs grandes puissances (Etats-Unis, Russie, France, Royaume Uni) n'ont pas pris la parole, réservant leurs interventions pour une réunion du Conseil à huis clos organisée juste après la séance publique.

                                                                                            


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