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En Iraq le sort des familles des combattants de Daech reste inconnu

mercredi 18/septembre/2019 - 12:19
La Reference
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À la fin de 2017, l'Iraq avait annoncé l'élimination totale de Daech, mais les cellules dormantes de l’organisation sont restées dans plusieurs provinces, effectuant quelques opérations légères.

Malgré les purges oérées par les autorités irakiennes, l’iraq est toujours aux prises avec un problème grave, celui des familles des combattants de l'Etat islamique, et la possibilité de les garder dans des camps ou de les évacuer de manière permanente hors d'Irak.

Mardi 3 septembre 2019, Ahmed Al-Jubouri, président du conseil de la province de Salaheddine au nord de l'Irak, s’est entretenu avec une délégation représentant les tribus de la province, afin de discuter de la question des familles des combattants de daech, deux jours après leur transfert, depuis un camp de déplacées dans la province de Nineveh vers la ville de Tikrit, capitale de la province de Salaheddine.

Le président du conseil provincial a promis de rechercher ce qu'il a appelé une « formule du consensus » pour résoudre le problème de ces familles. Selon des sources sécuritaires, des centaines d'entre elles ont été transportées par bus et sous haute sécurité dans un camp de déplacées à Mossoul, au centre de la province de Ninive. Les autorités ont transféré également ces derniers jours environ 127 familles dans un camps à Shirqat, au nord de Tikrit. Les habitants de Shirqat ont rejeté la présence de ces familles car ils ont subi la torture et les affres de l’organisation terroriste. Une source de sécurité irakienne a révélé mardi 10 septembre que les forces de sécurité ont évacué le camp de Shirqat. Dans le même temps, la radio Voice of America a mis en garde contre l'isolement de ces familles, qui ont perdu leurs proches les considérant comme « une bombe à retardement », d'autant plus que la plupart d'entre eux n’ont rien à avoir avec les crimes horribles commis par leurs proches et de leur culpabilité. L’analyste politique irakien Hazem al-Obeidi, affirme : « Il est préférable de déplacer ces familles vers les zones frontalières désertiques, loin de la population autochtones ». Et de conclure : «  La région de Wadi Horan semble appropriée. C’est une vaste région qui s’étend jusqu’à la frontière avec la Syrie et l’Arabie saoudite ».

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