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Frappes contre des milices pro-Iran entre la Syrie et l’Irak – 10 morts

mercredi 18/septembre/2019 - 12:35
La Reference
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Des drones non identifiés ont attaqué des postes de combattants soutenus par l’Iran dans l’est de la Syrie, près de la frontière irakienne, très tôt mardi matin et tué au moins 10 personnes, selon des informations diffusées dans les médias arabes.

Certains médias syriens et irakiens ont déclaré qu’Israël était soupçonné d’être derrière les frappes, qui visaient des positions contrôlées par des milices chiites dans la région de Boukamal en Syrie. Il n’y a pas eu d’allégations publiques de ce genre de la part de responsables syriens ou irakiens.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme [OSDH], basé en Grande-Bretagne, au moins 10 combattants pro-iraniens ont été tués au cours de la frappe aérienne matinale par des drones, qui auraient pris pour cible un camp d’entraînement et un dépôt de munitions.

L’armée israélienne a été accusée par le passé d’avoir mené des raids aériens contre des milices soutenues par l’Iran dans la région de Boukamal, dont une série de frappes aériennes qui auraient fait au moins 18 morts plus tôt ce mois-ci.

Les attaques de mardi auraient visé une base appartenant à l’Unités de mobilisation populaire [Hachd al-Chaabi], un groupe qui chapeaute des milices en grande partie soutenues par l’Iran.

L’Observatoire et le collectif militant Deir Ezzor 24 ont déclaré que les frappes ont eu lieu près d’un poste frontière syrien nouvellement construit, mais pas encore opérationnel avec l’Irak. L’ouverture du point de passage, prévue par l’Irak et la Syrie, a été reportée à plusieurs reprises ces dernières semaines.

 

Le 9 septembre, des avions ont également pris pour cible un dépôt d’armes et des postes de milices soutenues par l’Iran dans la région de Boukamal, tuant au moins 18 combattants et détruisant au moins huit entrepôts. Un responsable syrien de la sécurité a déclaré à l’époque que des avions de combat israéliens étaient derrière l’attaque mais a nié qu’il y ait eu des victimes.

Apparemment, en réponse à cette attaque, une milice soutenue par l’Iran en Syrie a tiré plusieurs roquettes sur le nord d’Israël quelques heures plus tard, mais elle n’a pas atteint la frontière, a déclaré l’armée, lançant l’attaque à la porte des agents d’une milice chiite opérant sous le commandement de la Force Al-Qods du Corps des Gardiens de la Révolution islamique iraniens.

L’armée israélienne a averti le régime Assad de Syrie qu’il « paierait le prix » de permettre à l’Iran et à ses mandataires d’utiliser la Syrie comme base d’opérations contre l’Etat juif, soit en fermant les yeux sur leurs actions soit en coopérant activement avec eux.

 

Depuis la mi-juillet, six dépôts d’armes et camps d’entraînement appartenant aux Unités de mobilisation populaire ont été la cible d’attaques présumées.

La chaîne saoudienne Al Arabiya a signalé que le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah est également présent dans la région de Boukamal.

Les Unités de mobilisation populaire ont accusé Israël et les États-Unis d’être à l’origine d’une série d’explosions et de la présence de drones d’observation sur leurs bases. Les responsables israéliens n’ont pas fait de commentaires publics sur ces allégations.


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