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Offensive turque en Syrie : "Sur le plan humanitaire, ça va être une catastrophe" selon la dirigeante du Conseil démocratique kurde de France

jeudi 10/octobre/2019 - 12:19
La Reference
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"Sur le plan humanitaire, ça va être une catastrophe", a réagi mercredi 9 octobre sur franceinfo Claire Cemile Renkliçay dirigeante du Conseil démocratique kurde de France alors que la Turquie a lancé son offensive militaire "Peace Spring" dans le nord-est de la Syrie. La Turquie veut créer une "zone de sécurité" et souhaite éloigner la menace que constituent, selon elle, les Kurdes syriens. Des bombardements ont déjà été entendus dans cette région.

Claire Cemile Renkliçay a d'abord voulu rappeller "la colère et la tristesse du peuple kurde". Il est "une fois de plus abandonné par la communauté internationale" a-t-elle déploré . "Nous avons perdu 11 000 des nôtres pendant la guerre contre Daech. Nous faisions partie de la coalition internationale qui avait pour but d’éradiquer l’organisation Etat islamique. Cela fait des années que l’on est en guerre contre cette organisation. Nous avions des alliés comme les Etats-Unis" a-t-elle poursuivi.

"Le but, c'est d'éradiquer la population kurde"

Pour Claire Cemile Renkliçay, la Turquie cache ses véritables intention."Qu’on nous laisse tomber sous prétexte que la Turquie veut sécuriser ses frontières, c’est inacceptable pour le peuple kurde. Si la sécurisation des frontières est le seul but de la Turquie, le pays aurait pu faire appel au Conseil de sécurité des Nations Unies ou à l’OTAN" a expliqué Claire Cemile Renkliçay. "Le but, c’est d’éradiquer la population kurde".

La dirigeante du Conseil démocratique kurde de France s’inquiète également pour les populations sur place : "Quand il y a une guerre, ce sont les civils, les femmes et les enfants qui en subissent les conséquences. Il va y avoir des millions de réfugiés. Quand la Turquie a envahi Afrin [ville syrienne proche de la frontière turque envahie entre janvier et mars 2018] le pays a chassé 200 000 personnes. Ces mêmes personnes vont se faire rechasser. Sur le plan humanitaire, ça va être une catastrophe", conclut-elle.

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