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L’interdiction du port du niqab en Algérie suscite une crise entre le gouvernement et les salafistes

dimanche 23/septembre/2018 - 08:17
La Reference
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Ayat Izz

 

Le ministère algérien de l’Education et de l’Enseignement a annoncé ces derniers jours l’application de la décision d’interdiction du niqab (voile intégral) dans les écoles et les universités à partir de l’année scolaire en cours. Il a été soutenu dans cela par le ministère des Affaires religieuses et des waqfs (legs pieux), dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et les groupes extrémistes dont les femmes se cachent derrière le niqab.

Cette initiative intervient suite à des ordres du gouvernement algérien donnés aux instances administratives de toutes les écoles, universités et quartiers, d’interdire le port du voile pour les enseignantes, les employées ou les étudiantes, de façon à connaître l’identité de la femme ou de la jeune fille et pour protéger les institutions éducatives contre les diverses formes d’extrémisme religieux.

Des réactions violentes ont alors eu lieu de la part des salafistes, dont la plus notable a émané de la « coordination nationale des enseignants de sciences islamiques » qui a indiqué dans un communiqué : « La réalité est apparue sur les nouvelles réformes que la ministre a déclaré incarner, avec ses efforts pour porter un coup aux symboles de l’identité nationale et de l’islam, et cela en supprimant la « basmallah » (« au nom de Dieu »), interdisant le niqab et diminuant le nombre d’heures d’enseignement des matières religieuses ».

Quant à l’analyste politique Moukhtar al-Ghabachi, il a affirmé, commentant ces faits, que l’Algérie fait partie des pays arabes qui affrontent le danger des groupes extrémistes, et que c’est pourquoi elle a commencé à prendre une série de décisions politiques qui, selon elle, permettront de lutter contre le terrorisme. Cependant, selon lui, il se peut que la décision d’interdiction du port du niqab ait des répercussions négatives sur les intérêts du gouvernement algérien, en particulier à cause des réactions des courants salafistes.

 

 

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