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Abdel Rahim Ali
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Le camouflage électronique, le nouveau moyen utilisé par Daech pour assurer sa diffusion

dimanche 30/septembre/2018 - 02:09
La Reference
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Un rapport publié par l'Agence européenne de lutte contre le terrorisme, début août, révèle que Daech tente de réorganiser ses rangs, grâce à l'intense activité de ses militants sur le réseau social Telegram.

Le rapport affirme que des éléments de Daech publient des informations, photos à l’appui, sur les opérations terroristes menées par l'organisation dans les pays du continent africain, notamment au Mali, au Niger et au Nigeria. Le document affirme en outre que le récent déclin de l’organisation terroriste est « temporaire » car l'organisation existe toujours.

Le rapport souligne l'usage de plus en plus fréquent, par les disciples d'Abou Bakr Al-Baghdadi, du Bitcoin, monnaie électronique qui circule sur Internet et qui offre aux utilisateurs des facilités financières importantes, car elle n'exige aucun frais de transfert de fonds. Les militants de Daech ont utilisé plus d’un site commercial qui accepte cette devise.

Le rapport ajoute que « les autorités allemandes et françaises ont arrêté début mai un groupe de jeunes qui visionnait des clips vidéo diffusés sur l’une des plateformes médiatiques de Daech, et expliquant la manière de fabriquer les explosifs. Les jeunes entendaient placer des grenades dans des lieux publics après les avoir fabriquées ».

Le groupe terroriste a commencé à utiliser récemment de nouvelles plates-formes médiatiques et des sites de réseautage social, notamment Google Plus et Viper, qui viennent s’ajouter aux comptes Twitter et Facebook de l’organisation. Notons aussi que Daech est présent sur le web profond ou le web invisible, qui est un réseau axé sur la partie de la toile non indexée par les principaux moteurs de recherche.

 

Camouflage électronique

 

Le général Gamal Abu Zekri, expert en sécurité, explique qu’il est « difficile de contrôler l'activité électronique de Daech et des autres organisations terroristes surtout sur les réseaux sociaux. Ces organisation disposent de plus d'un moyen pour échapper aux yeux des services de sécurité ».

 

 

 

 

Dans des déclarations à la Référence, Abou Zekri souligne que les services de sécurité en Egypte et dans les autres pays surveillent de près les comptes des éléments terroristes sur la toile, mais les terroristes utilisent des logiciels modernes qui leur permettent de se cacher et d’accéder en toute facilité au cyber espace.

« Daech revient à nouveau sur Internet. L'organisation a recruté au cours de la période écoulée un grand nombre d'étrangers spécialisés dans la technologie », affirme Abou Zekri. Et d’expliquer qu’à chaque fois que les services de sécurité ferment des comptes appartenant à des éléments terroristes, ces derniers créent d'autres comptes avec des noms différents. « Il est donc très difficile de contrôler l'activité électronique des organisations terroristes », conclut l’expert.

 

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