Président et rédacteur en chef
Abdel Rahim Ali
Conseiller éditorial
Roland Jacquard
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Le caractère mondial du terrorisme et la mondialisation de sa confrontation

samedi 31/mars/2018 - 12:56
La Reference
Hamed Al-Moussallami
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Introduction

Le phénomène du terrorisme est devenu l’ennemi numéro un des sociétés civilisées, et le danger qui menace la paix et la sécurité mondiales, et l’affronter par tous les moyens locaux et internationaux est devenu urgent pour sortir de l’état d’anarchie qui cherche à engloutir le monde entier dans son tourbillon et à le faire revenir à des époques révolues.

 Il est devenu clair que le terrorisme n’est plus le produit de son environnement local, et que son danger et sa menace ne sont plus limités au niveau régional, mais sont devenus mondiaux.

Nous trouvons ainsi qu’une seule organisation possède de nombreuses ramifications régionales et internationales, outre la collaboration et la coordination entre les organisations terroristes. Par exemple, on peut trouver une opération terroriste qui a lieu dans un endroit, tandis que celui qui l’exécute vient d’un autre endroit et que l’organisation terroriste la revendique depuis un troisième endroit.

C’est pourquoi la lutte contre le terrorisme n’est plus une affaire interne qui concerne chaque pays séparément, surtout dans ces organisations qui s’étendent sur les frontières de plusieurs pays voisins, ou les organisations à ramifications nombreuses qui s’étendent dans nombre de pays, et qui représentent un danger pour la sécurité et la paix mondiales.

A ce propos, nous trouvons de nombreuses initiatives internationales qui indiquent la responsabilité de tous les pays dans la lutte contre le terrorisme, dont la plus importante est celle qui a émané des Nations unies, qu’il s’agisse de fournir un cadre légal international ou d’adopter des stratégies de confrontation.

Dans ce cadre apparaît la problématique fondamentale de l’étude des dimensions du phénomène de la mondialisation du terrorisme, et dans quelle mesure peuvent réussir les méthodes et stratégies de lutte contre ce dernier ?

Cette problématique est liée aussi à nombre de questions subsidiaires :

Quels sont les facteurs qui ont conduit à la mondialisation du terrorisme ?

Quelles sont les stratégies utilisées pour combattre le terrorisme aux niveaux international, régional ou national ?

Dans ce cadre, l’étude abordera le phénomène du caractère mondial du terrorisme et de la mondialisation de sa confrontation, selon les axes suivants :

Premièrement : les dimensions du phénomène de mondialisation du terrorisme

Comme nous l’avons déjà expliqué, le phénomène de la mondialisation du terrorisme vient des ramifications internationales d’une organisation donnée, qui s’étend ainsi selon des règles fixes dans de nombreux pays, et revendique des opérations terroristes spécifiques dans divers continents, ce qui lui confère son caractère mondial et exige une collaboration internationale pour liquider le phénomène et protéger la paix et la sécurité mondiales.

Et bien qu’il y ait certaines organisations qui ont dépassé le concept local d’Etat et se sont étendues au niveau régional, comme l’Armée de résistance du Seigneur du nord de l’Ouganda[1], qui est un mouvement terroriste d’allégeance chrétienne, qui se meut parfois librement entre le nord de l’Ouganda et le sud-Soudan, l’Afrique centrale et le Congo démocratique, ce dernier ne rentre pas dans le cadre de notre étude, qui concerne les organisations internationales et non pas régionales, lesquelles sont bien déterminées et la plupart islamistes comme Daech, al-Qaïda ou le groupe des Frères, que nous aborderons dans le détail.

Cette étude vise à éclaircir les dimensions multiples du phénomène de la mondialisation du terrorisme, de façon à élaborer les stratégies appropriées pour lui faire face :

1)   La dimension idéologique

Les organisations terroristes internationales ont toutes pour objectif l’établissement d’un Etat califal même si les noms varient, et cela sur toutes les terres dominées autrefois par les musulmans, ou à majorité musulmane, et qui vont du Moyen-Orient et de la moitié nord du continent africain jusqu’au cœur de l’Europe, en passant par les vastes plaines de l’Asie, du sud à l’ouest.

Selon la carte publiée par l’organisation Daech, et qui divise l’Etat califal qu’elle espère établir en 13 provinces étendues comprenant de vastes parties de 3 continents, soit environ la moitié de la planète[2], les terroristes viennent des pays avancés et en développement, et ils adhèrent à des organisations dans d’autres pays, et ils peuvent aussi exécuter des opérations terroristes dans d’autres pays encore, et cela d’un point de vue religieux et idéologique qui ne reconnaît pas les frontières d’une patrie, ou comme l’a dit dans ses Lettres Hassan al-Banna, fondateur du groupe des Frères : « L’islam est une patrie et une nationalité ». C’est ainsi que la dimension idéologique est un facteur de rapprochement et d’allégeance mutuelle entre les diverses organisations terroristes du monde, et l’on voit nombre d’entre elles prêter allégeance à al Qaïda, ou d’autres encore à Daech, alors que de nombreux groupes islamistes dans le monde se rattachent au groupe des Frères et sont considérés comme des branches de l’organisation-mère créée en Egypte.

La dimension idéologique chez les groupes terroristes qui leur donne leur caractère mondial repose sur plusieurs concepts :

a)   Le concept de la nation islamique

Les groupes et organisations islamistes qui visent à dominer le monde partent de l’idée de nation, qui dépasse les frontières géographiques, et ils ne reconnaissent pas le concept de peuple lié à une terre, à des frontières et à une patrie.

De nombreuses preuves de cela se trouvent chez les trois organisations, par exemple la carte publiée par Daech (Etat islamique en Irak et en Syrie) et qui parle de l’Etat du califat de la nation islamique. De même, chez al Qaïda, qui vise à établir l’Etat du califat après avoir liquidé les Américains et les juifs[3]. Et également chez le groupe des Frères qui ne reconnaît pas de patrie, et pour lequel la religion est la patrie et la nationalité, comme l’a mentionné le fondateur du groupe lui-même, et celui qui a élaboré sa première constitution. Avant que n’arrive des années plus tard Mohammad Mahdi Akef, septième guide du groupe pour confirmer ce sens, en disant : « au diable l’Egypte », et en affirmant que « le musulman malais était plus proche d’eux que le chrétien égyptien ».[4]

 b)   L’alliance et le désaveu

Les groupes et organisations islamistes qui pratiquent la violence considèrent que le musulman ne doit s’allier qu’au musulman et désavouer le non musulman, et Ayman Al-Zawahiri, chef d’al Qaïda, a écrit un livre sous le titre : « L’alliance et le désaveu, croyance transmise et réalité perdue ». Même conception chez le groupe des Frères, qui considère aussi qu’il faut s’allier aux musulmans et être hostile aux autres, refuse que les chrétiens ne s’emparent du pouvoir dans un pays quelconque, et affirme que les musulmans doivent combattre les non musulmans jusqu’à ce qu’ils se convertissent ou payent la capitation ».[5]

 c)   Domaine de la paix (Dâr as-Silm) et domaine de la guerre (Dâr al-Harb)

Les organisations islamistes terroristes divisent le monde en deux : domaine de la paix et domaine de la guerre, comme cela est clair dans le point de vue de Sayyed Qutb (premier théoricien du groupe des Frères et l’un de ses chefs et penseurs les plus connus), pour lequel sa division du monde est liée à la notion de nation (umma). Car le monde musulman comprend les musulmans, ou toute terre où vivent des musulmans, et c’est le domaine de la paix, et le protéger revient à protéger la croyance, la méthode et la société dominantes ; tandis que le domaine de la guerre est celui où l’islam ne domine pas et où la charia n’est pas appliquée, et le musulman doit le combattre [6].

 2)   L’ingérence internationale et régionale dans les affaires intérieures des autres pays

A partir de cette dimension idéologique, se présente une autre dimension qui est la collaboration islamique contre les tentatives d’intervention internationale et régionale dans les affaires intérieures d’un pays à majorité musulmane, ou d’un pays qui se considère comme musulman, et cela s’est répété à de nombreuses reprises à l’époque moderne, et a été le début véritable des organisations islamistes et radicales pour mettre la main sur des pays modernes et les faire revenir au Moyen-Age.

 

Il y a de nombreux cas d’interventions internationales, mais certaines d’entre elles ont eu un impact important sur le pays et la région entière, en permettant au terrorisme de s’étendre. Citons :

1.    L’intervention soviétique en Afghanistan

Le gouvernement révolutionnaire marxiste dirigé par Nour Mohammad Taraqi est arrivé au pouvoir en Afghanistan après avoir renversé le gouvernement de Mohammad Daoud en 1978, et les Soviétiques ont commencé à intervenir pour soutenir le gouvernement marxiste en réponse à sa demande à la fin 1979. C’est ainsi que le Djihad afghan commença, et les Moudjahidines islamistes affluèrent en Afghanistan de tous les coins de la terre, et les services de renseignements américains se mirent à soutenir les Afghans contre l’Union soviétique pour la harceler. Cette intervention marqua le début de sa chute et de son démantèlement, et le prétexte des islamistes fut le fait que les Soviétiques envahissaient des terres musulmanes et que cela devait susciter une solidarité islamique et la guerre sainte. C’est ainsi que des brigades multinationales furent formées en Afghanistan, et leur formation acquit un caractère international et ces combattants étrangers, en retournant dans leur pays, formèrent le véritable noyau des ramifications de l’organisation al Qaïda, créée par la suite en Afghanistan.

2.    L’invasion américaine de l’Irak

Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont utilisé l’outil médiatique pour justifier leur invasion et leur occupation de l’Irak en 2003, en dehors de toute légitimité internationale, et cela en formant une coalition internationale en prétextant l’élimination des armes de destruction massive, la démocratie ou le lien du régime irakien avec al Qaïda, alors qu’il s’avéra qu’il s’agissait de purs mensonges[7]. Et le premier ministre Tony Blair à l’époque s’est excusé des conséquences de l’intervention britannique et américaine en Irak, et reconnu leur erreur en intervenant militairement.[8]

Et tandis que les forces américaines se préparaient à débuter leur campagne militaire contre l’Irak, des membres de l’organisation terroriste al Qaïda se préparaient à affronter l’occupation américaine probable de l’Irak. Abou Moussab Al-Zarqawi arriva alors et créa une branche d’al Qaïda en Irak, qui s’en détacha par la suite et devint l’organisation terroriste Daech (Etat islamique).[9]

La raison essentielle invoquée par les organisations de l’islam politique fut la résistance à l’invasion américaine de terres musulmanes, et la coopération islamique, et c’est ainsi que l’agression américano-britannique contre l’Irak encouragea les courants et organisations islamistes à mobiliser des extrémistes de tous pays pour défendre l’Irak. Et ce sont eux qui formèrent par la suite l’organisation terroriste Daech, en tant qu’une des plus dangereuses organisations armées qu’ait connues le monde à travers son histoire, et qui se mit à s’étendre à une vitesse prodigieuse et à exécuter des opérations terroristes dans nombre de pays.

3.    L’intervention américano-éthiopienne en Somalie

 L’intervention américaine en Somalie connue sous le nom d’ « opération restaurer l’espoir » (1992-1994) a conduit au regroupement de nombre de chefs des organisations islamistes naissantes, dont certains avaient participé aux opérations militaires en Afghanistan, et à leur départ pour la Somalie pour combattre les forces américaines.[10]

De même, l’intervention éthiopienne en Somalie en 2007, en réponse à la demande du gouvernement légitime, pour appuyer sa position face aux rebelles, a conduit à l’émergence du mouvement de la jeunesse des Moudjahidines, qui est l’un des mouvements islamistes les plus dangereux dans la région de la Corne de l’Afrique, et de nombreux extrémistes l’ont rejoint en prétextant l’opposition aux forces d’agression et à l’occupation éthiopienne (chrétienne) de la Somalie et des terres musulmanes.

Il ressort de ce qui précède que l’intervention étrangère illégale ou l’invasion étrangère des pays à majorité musulmane ou considérés comme musulmans a encouragé les courants islamistes à en faire un foyer de regroupement des extrémistes. Leur premier objectif est d’affronter l’occupant et l’envahisseur de terres musulmanes, avant de construire l’organisation en tentant de s’étendre et de dominer politiquement au nom de la religion ; elle a également conduit à la formation de ces organisations à partir de gens de diverses nationalités, ce qui a permis d’attirer de nouvelles recrues vers les nouvelles organisations ou de s’étendre et de fonder des branches de telle ou telle organisation à l’intérieur de leurs pays.

3) La dimension tactique et stratégique (caractère ramifié des organisations) :

Les organisations et groupes terroristes s’appuient sur l’idée de création de branches dans les différentes régions et pays, et ceci dans deux buts principaux :

Le premier : s’emparer du pouvoir dans ces pays, pour pouvoir ainsi réaliser le rêve du califat ou de la « domination du monde » comme ils prétendent, et que ces branches prêtent allégeance au centre mère, comme Daech l’a expliqué sur la carte qu’il a publiée de l’Etat islamique qu’il souhaite établir et qui comprend près de la moitié de la planète, un Etat composé de 13 provinces.

Le second : garantir la survie de l’organisation en s’étendant, et dans le cas de la capacité d’un Etat ou d’une coalition à frapper ou liquider les fiefs de l’organisation dans une région déterminée ; ainsi, l’organisation ne disparaît pas définitivement avec la disparition d’une branche ou d’un groupe dans un lieu déterminé.

Le chercheur Bachir al Windi – dans une étude publiée sous le titre «Les formes d’action des cellules secrètes des organisations de l’intérieur» - a expliqué les tactiques diverses employées par les organisations et groupes terroristes pour s’étendre, de telle sorte qu’il soit difficile de les repérer et de leur faire face. Et les plus importantes de ces formes sont : pyramidale, anarchique, en ruche d’abeilles, en corrélation, centrale, en forme d’étoile, en circuits fermés, en fusion, ou en grappes, et les dernières années, les organisations terroristes ont recouru au terrorisme sans commandement, appelé « loups solitaires »[11].

 4)  Stratégie de diffusion du chaos et d’affaiblissement des pays :

Il s’agit d’affaiblir les Etats centralisés et de les harceler, pour préparer la création d’émirats faibles sur leurs ruines, tous dépendants de l’Etat du califat.

C’est ainsi que la stratégie américaine connue sous le nom de « chaos créateur » s’accorde avec la stratégie de ces organisations, du fait que les Américains ont soutenu nombre d’organisations islamistes, pour réaliser leurs politiques dans la région, qui leur permettront de dominer politiquement et économiquement, et ils ont soutenu al Qaïda et Daech, ainsi que le groupe des Frères et ses branches dans la région.[12]

2) Les stratégies de confrontation internationale

Toutes ces dimensions de la question ont conduit à la création d’organisations à vocation internationale, que ce soit du point de vue de leur formation et de leurs membres, ou de leur présence dans nombre de pays, ou encore de la revendication d’opérations terroristes exécutées loin des bastions de l’organisation et de ses branches, par ce que l’on appelle « les loups solitaires ».

La nature de ces organisations a eu pour conséquence que les pays ont élaboré différentes stratégies, seuls ou en commun, pour les liquider, et c’est dans ce cadre que l’étude abordera différentes façons de faire face au phénomène de la mondialisation du terrorisme et de son caractère international.

1.      Stratégie des Nations unies pour lutter contre le terrorisme international :

Les Nations unies, en tant qu’organisation internationale chargée du maintien de la paix et de la sécurité internationales, a adopté une série de mesures de nature à renforcer la coopération entre pays membres dans la lutte contre le terrorisme, sous le parapluie de l’organisation onusienne, après les événements du 11 septembre 2001.

Kofi Annan, alors secrétaire général des Nations unies, a exprimé ce qui allait résulter de ces actes terroristes, en disant :

« Toutes les nations doivent unir leurs forces et se lancer ensemble dans une réaction émanant des conceptions du système international ouvert et libre, qui a été exploité de façon déviante par une partie ??? comme ceux qui ont exécuté les actes abominables du 11 septembre ».

C’est pour combattre les activités terroristes qu’une série de résolutions ont été prises par les Nations unies au niveau de son Assemblée générale et du Conseil de sécurité dont la plus importante est la résolution 1373 de l’année 2001, qui a institué le Comité de lutte contre le terrorisme dépendant des Nations unies, en sa qualité de cadre juridique international concerné par la lutte contre le terrorisme, imposant à tous les pays du monde de préparer des rapports sur leurs activités dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et de les lui soumettre. Des mesures sont également prévues[13] :

 

La criminalisation du financement du terrorisme.

Le gel immédiat des avoirs des personnes impliquées dans des actes terroristes.

L’interdiction imposée aux groupes terroristes d’obtenir une quelconque forme de soutien financier.

L’absence de fourniture d’un asile sûr, d’un soutien ou d’une aide aux terroristes.

L’échange d’informations avec les autres gouvernements sur les groupes qui pratiquent des actes de terrorisme ou qui les planifient.

La coopération avec les autres gouvernements s’agissant des enquêtes sur ce type d’activités, leur dévoilement, l’emprisonnement de ceux qui y participent et leur jugement.

La criminalisation de l’aide aux terroristes, qu’il s’agisse d’aide active ou passive, dans les lois locales, et le jugement des contrevenants.

Cette résolution a été motivée par le fait que le terrorisme représente une menace pour la paix et la sécurité du monde, et le combattre exige une collaboration active des pays, et aux termes de la résolution, la négligence d’un pays ou son refus de s’acquitter du minimum de ses obligations en fait une menace pour la paix et la sécurité, et exige l’adoption d’une position commune au niveau international pour lui faire face, en vertu de l’article 7 de la Charte des Nations unies[14].

 

De même, diverses stratégies de lutte contre le terrorisme ont été adoptées grâce à 16 mécanismes et 38 équipes de travail chargées de l’application, dont 36 dépendant directement des Nations unies.

Les Nations unies collaborent aussi avec des organisations régionales et continentales comme l’Union européenne, l’Union africaine, la Ligue des Etats arabes, l’ASEAN, l’Organisation des Etats américains, l’Ikouas, l’Igad, et autres.

Outre la création du Centre des Nations unies pour la lutte contre le terrorisme-réseau d’échanges d’informations en association avec 32 centres nationaux, régionaux et internationaux concernés par la lutte contre le terrorisme. Ils ont ainsi déterminé 17 domaines de coopération, et le réseau se réunit tous les deux ans dans ce but. Ainsi que la création de l’Institut interrégional de recherche des Nations unies sur la criminalité et la justice, et cela pour présenter une aide dans la lutte contre le terrorisme, et interdire l’extrémisme violent.[15]

 2- Les initiatives internationales et la formation de coalitions pour combattre le terrorisme : les modèles américain et russe de lutte contre l’organisation terroriste Daech en Syrie.

Les initiatives de la part de certains pays – en particulier les grandes puissances sur la base de leur responsabilité internationale – pour combattre le terrorisme sont d’une importance majeure, car elles assument la formation de la coalition et la définition de la stratégie pour la liquidation des organisations terroristes. On peut citer ainsi de nombreuses initiatives lancées dans le cadre de la légitimité internationale, comme l’intervention française au Mali et en Afrique centrale, ou l’intervention américaine en Somalie, et dans ce cadre, nous essaierons de mettre en lumière les modèles américain et russe de lutte contre l’organisation terroriste Daech en Syrie.

a)   La stratégie américaine

En septembre 2014, le président américain Barack Obama a annoncé la stratégie américaine de lutte contre l’organisation terroriste Daech en Irak et en Syrie, et les opérations militaires ont commencé le 23 décembre 2014, contre l’organisation en Syrie. Cette stratégie repose sur plusieurs axes[16] :

        Le premier : la formation d’une coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, pour mener des attaques aériennes contre Daech, dans le but d’affaiblir l’organisation et de la paralyser, l’activité de renseignements et les opérations spéciales limitées, et le refus des interventions terrestres à vaste échelle, et en 2015, les Etats-Unis ont envoyé deux conseillers militaires pour conseiller dans la lutte contre l’organisation.

        Le second : l’octroi par le Congrès de la somme de 500 millions de dollars pour entraîner et armer des opposants considérés comme modérés en Syrie.

        Le troisième : des mesures diplomatiques et politiques, en faisant voter diverses résolutions au Conseil de sécurité de l’ONU, dont les plus importantes sont les résolutions 2170 et 2178, pour durcir les sanctions internationales et stopper l’afflux de combattants étrangers et de fonds vers Daech, active en Syrie. Ainsi que la tenue d’un Sommet international de lutte contre l’extrémisme en 2015.

b)   La stratégie russe.

 

Le 30 septembre 2015, la Syrie demanda officiellement à la Russie de la soutenir dans sa guerre contre les groupes et organisations terroristes, en particulier Daech, et le même jour, le Parlement russe donna au président Poutine mandat pour recourir à la force militaire à l’extérieur du pays.[17]

Durant cette période, l’organisation terroriste Daech annonça la formation de l’Etat du califat en Irak et en Syrie, puis publia la carte de l’Etat qu’elle essaie de créer, et qui comprend la moitié de la planète environ, avec des parties en Russie et d’autres, vitales, limitrophes de la Russie. Daech a aussi fait allusion à son désir de libérer la Tchétchénie et d’autres régions du Caucase, outre le ralliement de milliers de Caucasiens à l’organisation. Tout cela a fait craindre à la Russie l’extension de Daech dans cette région et la diffusion du terrorisme sur ses terres, et elle a imposé une surveillance renforcée de ses frontières pour empêcher l’infiltration d’éléments de Daech.[18]

La stratégie de la Russie repose sur les frappes aériennes intensives des fiefs de l’organisation, et sur la fourniture à la Syrie de ses besoins militaires lui permettant de conserver sa supériorité dans ces combats, et de paralyser l’organisation en particulier dans le nord de la Syrie. Elle a aussi tenté de résoudre la crise de façon politique, mais la divergence claire entre Washington et l’opposition révolutionnaire, d’un côté, et la position russe, de l’autre, sur l’avenir du président syrien Bachar al Assad, entraîne l’échec de la solution politique et le recours à l’option militaire.[19]

c)   Evaluation des positions américaine et russe.

Les Russes ont été soucieux de présenter leur intervention en Syrie comme légitime et basée sur la demande du gouvernement légitime en Syrie ; tandis que l’intervention américaine était basée sur une coalition internationale, en dehors du cadre légal des Nations unies ou du Conseil de sécurité, et de nombreux juristes ou Américains ont tenté de justifier l’intervention américaine en la présentant comme morale même si elle n’était pas légale.

 

Un an après l’intervention américaine et l’action de la coalition internationale, l’organisation Daech s’est étendue en Syrie, tandis que l’intervention russe a provoqué un repli important de Daech, et la perte de ses fiefs les plus importants à Mossoul en Irak ou à Raqqa en Syrie.

Le chercheur syrien Hassan al-Hassan a affirmé à ce propos qu’il n’y avait pas de stratégie américaine de confrontation avec Daech, et que c’étaient les efforts russes qui avaient aidé à paralyser l’organisation et à liquider ses principaux bastions, et que la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis n’avait été formée que pour aider Daech à survivre et non pas pour la liquider, et que même si elle avait permis de la paralyser, elle n’avait pu liquider définitivement sa présence comme organisation terroriste en Syrie.[20]

3 – Les initiatives arabes pour combattre le terrorisme international:

Les initiatives arabes pour combattre le terrorisme, surtout international, sont diverses, et l’étude va se focaliser sur trois cas :

a)   L’initiative saoudienne.

En décembre 2015, l’Arabie saoudite a pris l’initiative, avec la participation de 41 pays, de créer L’Alliance militaire islamique pour combattre le terrorisme, dont les objectifs sont de combattre le terrorisme par la confrontation idéologique et médiatique, la lutte contre le financement du terrorisme, les confrontations militaires et le renforcement de la coopération entre l’Alliance et les partenaires internationaux dans la lutte contre le terrorisme.[21]

b)   Les efforts émiratis de lutte contre le terrorisme

 

Les Emirats arabes unis sont parmi les pays arabes qui ont la stratégie la plus claire et la plus complète pour combattre le terrorisme, et ils ont inscrit sur la liste du terrorisme 83 organisations, groupes, institutions et ligues – de pays arabes, européens ou d’Amérique – outre un certain nombre d’individus impliqués dans des opérations terroristes. La stratégie émiratie repose sur plusieurs points[22] :

        Le caractère mondial du phénomène du terrorisme, et le fait qu’il n’a ni religion ni patrie, et qu’il vise la sécurité de tous. Tout le monde doit donc s’unir pour le combattre.

        Le fait que toute confrontation doit être internationale et sous le parapluie des Nations unies.

        Le fait que la guerre contre le terrorisme doit se prolonger jusqu’à l'éradiquer définitivement et elle ne doit pas se limiter à une région en particulier.

 

Les Emirats ont également promulgué les lois liées à la lutte contre le terrorisme, et ont cherché à renouveler la pensée religieuse pour faire face au discours extrémiste, ils ont formé une Commission nationale de lutte contre le terrorisme, outre leur participation militaire et logistique à la guerre contre le terrorisme international, et cela en contribuant à frapper les bastions de Daech en Syrie et en Irak, ou les milices Houthis au Yémen, en aidant le gouvernement légitime et l’armée libyenne à combattre le terrorisme, en soutenant le Nigéria contre « Boko Haram », ou l’Afrique centrale et la Somalie dans leur lutte contre le terrorisme et pour réaliser la stabilité interne ».[23]

 

Par ailleurs, les Emirats sont une nation pionnière dans leur expérience de liquidation totale de la branche des Frères musulmans sur leur territoire, par le biais de mesures sécuritaires, législatives et idéologiques qui ont conduit à la disparition de la branche de l’organisation des Emirats.[24]

Sans parler de la collaboration entre les Emirats et l’Arabie saoudite pour mobiliser les fonds nécessaires pour soutenir les activités internationales de lutte contre le terrorisme, et c’est ainsi que les deux pays ont consacré 130 millions de dollars à la coalition qui regroupe le Tchad, le Mali, le Burkina Faso, la Mauritanie et le Niger, pour faire face au terrorisme dans les pays du Sahel et du Sahara.[25]

c)     Les efforts égyptiens de lutte contre le terrorisme

La position égyptienne officielle et populaire est fixe s’agissant de la lutte contre le terrorisme, et l’ex-président égyptien Mohamed Hosni Moubarak est le premier à avoir appelé à la tenue d’une conférence internationale de lutte contre le terrorisme, le 28 janvier 1986, devant l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe : la stratégie égyptienne fixe de lutte contre le terrorisme repose ainsi sur deux bases comme l’a déclaré l’ex-président Moubarak :

        Le premier fondement est sécuritaire et suppose la poursuite des cellules terroristes et de leurs éléments jusqu’à la liquidation définitive de ces organisations, et l’identification des sources de financement du terrorisme à travers les réseaux financiers internationaux.

        Le second est la recherche des racines du terrorisme et leur éradication, et en particulier en résolvant le problème palestinien et en lui trouvant une solution globale, juste et définitive. Et il a appelé la communauté internationale à coopérer, en disant : « L’épée du terrorisme atteindra tout le monde »[26].

 

Et avec l’échec de l’initiative égyptienne d’unification des efforts internationaux pour donner une définition claire du terrorisme, et définir des mécanismes internationaux pour l’affronter, la définition du terroriste et la façon de le distinguer du non-terroriste dépendent seulement du degré de satisfaction des Américains vis-à-vis du pays, des groupes politiques, rebelles ou terroristes, et de ce qui s’accorde avec leurs intérêts. Et l’Egypte a mené dans les années quatre-vingts et quatre-vingt-dix du siècle dernier un combat contre le terrorisme, et a pu dans une large mesure le circonscrire.

Quant aux Nations unies, elles ont adopté durant leur soixante-douzième session de 2017 une résolution en accord avec la vision égyptienne présentée par le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi. La résolution a abordé les effets du terrorisme sur les droits de l’homme, et a confirmé le droit de l’Etat d’interdire toutes les formes de terrorisme et de protéger ses citoyens contre lui, en affirmant que la lutte contre le terrorisme est un des droits authentiques de l’homme pour vivre en sécurité, et dans ce cadre, l’Etat a décidé de commencer à créer des sections des droits de l’homme dans chaque ministère pour renforcer le respect des droits des citoyens et fournir les moyens nécessaires pour permettre à l’individu de jouir de tous ses droits civils et politiques.[27]

 

Et l’Egypte mène actuellement un combat acharné contre le terrorisme qui tente de faire tomber l’Etat égyptien depuis 2013, et qui a visé à plusieurs reprises les forces de l’armée et de la police égyptiennes, ainsi que les civils, les églises, les mosquées et les transports publics, et cela pour exciter le peuple contre le régime et l’Etat.

 

L’Egypte a ainsi pris diverses mesures internes pour combattre le terrorisme, à l’intérieur de ses frontières ou à l’extérieur, et cela en faisant face à toutes les tentatives d’infiltration des éléments terroristes par les frontières ouest, est et sud, outre la mise en place de certains mécanismes comme l’organisation de la délivrance publique des fatwas et la limitation de l’octroi des autorisations de sermons religieux à ceux qui remplissent les conditions nécessaires. L’Etat a aussi pris la décision de déchoir de leur nationalité ceux à propos desquels un jugement a été prononcé pour des affaires touchant à la sécurité publique et au régime général de l’Etat, et un Haut Conseil de lutte contre le terrorisme a été créé, chargé d’élaborer une stratégie globale de confrontation, et de durcir les sanctions pour les crimes de terrorisme, en particulier contre ceux qui propagent les idées terroristes sur Internet ou qui incitent contre les forces de sécurité. Enfin, les mesures de sécurité ont été renforcées, en particulier autour des églises dans les divers gouvernorats.[28]

Dans le même temps, les forces armées égyptiennes exécutent l’opération « Sinaï 2018 » pour ratisser l’ensemble du Sinaï, en particulier les zones où sont répandues certaines cellules terroristes, au nord et centre-Sinaï, et visent à liquider définitivement le terrorisme dans le Sinaï.

 

Conclusion

 

Après cette étude des différentes dimensions du phénomène de la mondialisation du terrorisme et de la nécessité d’élaborer des stratégies mondiales pour l’affronter, et en admettant que la plupart des organisations terroristes internationales (qui représentent une menace au niveau mondial) sont des organisations islamistes, nous remarquons ceci :

Une crainte de la part des musulmans et des avocats des droits de l’homme partout dans le monde vis-à-vis de la montée de la haine et de l’incitation à la violence contre les musulmans, en faisant un amalgame entre islam comme religion et les organisations islamistes qui commettent des crimes terroristes et sont parfois soutenues par de grandes puissances. Sachant que cela peut se transformer en hostilité de la part de l’Occident vis-à-vis de tout ce qui est musulman et islamique, et conduire à des pratiques racistes à l’encontre des musulmans d’origine occidentale ou de ceux qui viennent des pays à majorité musulmane (comme les pays du Moyen-Orient, d’Asie centrale ou d’Afrique).

Or, sans préciser le sens exact du terme « terrorisme », et les critères permettant de classer tel groupe ou organisation dans la catégorie « terroriste », aucun plan international de lutte contre le terrorisme ne pourra réussir.

C’est pourquoi il faut une stratégie internationale qui comprenne les points suivants :

1 –Un accord international sur le sens du terme « terrorisme », qui fasse la distinction entre ce dernier et les mouvements d’opposition, séparatistes, rebelles, ainsi que les groupes de pression politique ou catégorielle.

2 – Il découle de cela l’engagement de tous les pays à n’accueillir aucune personne impliquée dans des actes terroristes ou d’incitation à la violence, comme le font le Qatar, la Turquie et la Grande-Bretagne avec des membres du groupe des Frères musulmans, alors que certains d’entre eux – réfugiés dans ces pays – incitent ouvertement à la violence contre l’Etat égyptien.

 

3 –Travailler à répandre un discours international qui rejette la haine, la violence et la discrimination, et encourage la citoyenneté, la liberté de croyance et de pratique.

4 –Sanctionner tout pays qui finance le terrorisme, abrite des terroristes, ou contribue à des opérations terroristes à l’intérieur d’autres pays.

5 –La coopération sécuritaire et de renseignements entre tous les pays, pour prévenir les opérations terroristes.

6 – Le fait de résoudre les problèmes en suspens, en particulier celui de la Palestine, et d’obliger Israël et les Etats-Unis à se conformer aux résolutions légales internationales relatives à cette question qui, si elle reste sans solution, aura pour conséquence davantage de violence et de contre-violence.

 

 

 

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[1] L’Armée de résistance du Seigneur: mouvement radical chrétien (à majorité catholique), créé sur les ruines d’un autre mouvement, celui du Saint Esprit, dirigé par une femme, Alice Lakwena, et qui combattit le régime et réalisa de nombreuses victoires, jusqu’à ce que les forces gouvernementales parviennent à lui infliger une défaite à proximité de la capitale Kampala, l’obligeant à se réfugier au Kenya. C’est alors qu’apparut Joseph Kony, fondateur de l’Armée de résistance du Seigneur en 1987, et son chef jusqu’aujourd’hui. L’armée est formée d’une majorité de membres des tribus Acholi, du nord de l’Ouganda, et vise à établir l’Etat sacré du Seigneur en Ouganda fondé sur les dix commandements de l’Ancien Testament, et pour cela, ils ont commis de nombreuses atrocités, comme des attentats à la bombe, des assassinats, des décapitations à la faucille et à l’épée. Pour plus de détails, voir :

Dr. Nermine Mohammad Tawfiq Abdel Hadi : L'Armée de résistance du Seigneur en Ouganda depuis 1986. Etude d’un mouvement radical chrétien, thèse de Doctorat (Le Caire, Université du Caire, Institut d’études et de recherches africaines, 2017).

[2] Russia al-yawm, KhialJameh, Daech publie la carte de l’Etat du califat, 25 décembre 2016.  https://arabic.rt.com/news/751351/

[3]Khayr Dhiyâbât, « Les orientations stratégiques des organisations d’al Qaïda et de l’Etat islamique : étude comparée », Revue al-ManâralilBuhûthwa ad-Dirâsât (Rabat : Centre al-Manâra d’Etudes et de Recherches, tome 22, numéro 3-a, 2016), pp. 337-339.

[4] Al-Masri al-Yawm, Mahdi Akef : mort du guide des Frères le plus violent, 22 septembre 2017.

http://www.almasryalyoum.com/news/details/1195089

[5] Abdel Rahim Ali, Les Frères musulmans, Lecture des dossiers secrets (Le Caire : al Hay’a al-Masriya al-‘AmmalilKitâb, 2003), pp. 350-351.

[6] Dr Mohammad Hafez Diyâb, Sayyed Qutb, le discours et l’idéologie (Le Caire, Dârath-Thaqâfa al-Jadîda, première édition, 1987), p. 138.

[7]Khayr ad-Dîn Hassîb, L’avenir de l’Irak : l’occupation… la résistance… la libération… et la démocratie (Beyrouth : Centre d’études de l’unité arabe, 2004), p. 116-119.

[8] Russya al-Yawm : Blair : vous ne pouvez pas imaginer ma tristesse, mon regret et ma désolation (Moscou : organisation TV Novosti, 7 juillet 2016). https://ar.rt.com/ht7k

[9]KhayrDhiyâbât, M. S. D. pp. 333-334.

[10] Nabil Charafad-Din : Ben Laden : les Talibans… les Afghans arabes et l’internationale radicale (Le Caire, librairie Madbouli, 2002), p. 57.

[11] La forme pyramidale est répandue dans le cas où l’organisation agit ouvertement comme Daech lorsqu’elle s’est emparée de Mossoul et de Raqqa, tandis que les autres formes sont répandues dans les cas d’actions secrètes, et le dernier type « loups solitaires » est le plus dangereux, car il est difficile de lui faire face, du fait qu’ils agissent de façon soudaine et spontanée comme dans les cas où des gens ont été écrasés ou poignardés en Europe en 2017. Voir aussi : Bachir al-Windi : « Formes d’action des cellules des organisations secrètes de l’intérieur » dans Centre européen d’études sur la lutte contre le terrorisme et les renseignements (Allemagne : Centre européen d’études sur la lutte contre le terrorisme et les renseignements, octobre 2017).

[12] Dina Rahouma Faris Fa’id : Le chaos créateur et ses implications sur la sécurité régionale : étude du cas du Moyen Orient après les événements du 11 septembre, Centre démocratique arabe (Berlin : Centre démocratique arabe, 7 août 2015), p. 36-41.

[13] Comité de lutte contre le terrorisme, Conseil de sécurité, Nations unies.

[14] Dr Chaymâ’Muhy ad-Dîn: Le rôle des organisations continentales et sous-régionales dans la lutte contre le terrorisme en Afrique, dans : « Le terrorisme et son impact sur les relations arabo-africaines » : rédacteur : Dr Ibrahim Nasr ad-Dîn, Bagdad, Centre irako-africain d’études stratégiques, 2016, pp. 119-120.

[15] Assemblée générale des Nations unies, La capacité de l’organisation des Nations unies à aider les Etats membres à appliquer la stratégie internationale des Nations unies de lutte contre le terrorisme, 3 avril 2017, p. 4-20.

[16] Mohammad Abdel Al Issa, La stratégie américaine dans la guerre contre Daech, et les limites de l’efficacité, Politique Internationale (Le Caire, Mu’assassat al-Ahram, 2 août 2016).

[17] Al-Khalîj (le Golfe) : Le Parlement russe donne mandat à Poutine pour recourir à la force à l’étranger (ach-Châriqa : Centre d’études du Golfe, 1er  octobre 2015).

[18] Centre Barq : L’intervention militaire russe dans la crise syrienne (Istanbul, Centre al-Barq de consultations et d’études prospectives, 2016.

http://barq-rs.com/barq/%D8%A7%D9%84%D8%AA%D8%AF%D8%AE%D9%84-%D8%A7%D9%84%D8%B9%D8%B3%D9%83%D8%B1%D9%8A-%D8%A7%D9%84%D8%B1%D9%88%D8%B3%D9%8A-%D9%81%D9%8A-%D8%A7%D9%84%D8%A3%D8%B2%D9%85%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D8%B3%D9%88%D8%B1/

 

[19] Chaymâ Samîr Ezzat Mahmoud, La position russe vis-à-vis de la lutte contre le terrorisme, étude de la situation de l’organisation Daech,  2011-2016, Centre démocratique arabe, 20 juillet 2016.

[20] Spoutnik Arabiy, Le succès de la Russie dans sa confrontation avec Daech met en évidence l’échec de Washington, 28 novembre 2015.

https://sptnkne.ws/gRNz

 

[21] Site officiel de la Coalition. Voir : https://imctc.org/Arabic/About

[22] Yasser Mohammad Al-Sabki, Le rôle des Emirats arabes unis dans la lutte contre le terrorisme au niveau arabe et africain, dans : Le terrorisme et son impact sur les relations arabo-africaines, rédacteur : Dr Ibrahim Nasr ad-Dîn, p. 205-209.

[23] Idem, pp. 218-236.

[24] Munîr Adîb : « L’Expérience des Emirats dans la confrontation avec les Frères musulmans est unique en son genre », Al-Bawwâba News (Guiza, Centre arabe de recherches et d’études, 2 mars 2018).

[25] Agence France Presse : 130 millions de dollars de l’Arabie saoudite et des Emirats pour financer la Force de lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel.

http://www.france24.com/ar/20171213-%D9%81%D8%B1%D9%86%D8%B3%D8%A7-%D9%82%D9%85%D8%A9-%D8%AF%D9%88%D9%84-%D8%A3%D9%81%D8%B1%D9%8A%D9%82%D9%8A%D8%A7-%D8%A7%D9%84%D8%B3%D8%A7%D8%AD%D9%84-%D9%85%D9%83%D8%A7%D9%81%D8%AD%D8%A9-%D8%A5%D8%B1%D9%87%D8%A7%D8%A8-%D8%AC%D9%87%D8%A7%D8%AF%D9%8A%D9%88%D9%86-%D8%A7%D9%84%D8%B3%D8%B9%D9%88%D8%AF%D9%8A%D8%A9

 

[26] Ali Hassan Al-Sa’danî, les efforts égyptiens en matière de lutte contre le terrorisme, 14 septembre 2014.

https://www.masress.com/shbabmisr/111810

 

[27] Omayma Sa’ûdi, “S’opposer au terrorisme est un des droits de l’homme”, Autorité publique de l’Information, Le Caire, Autorité publique de l’Information, 11 décembre 2017.

[28] Hâzem Sa’îd, l’Egypte : « Intensification des efforts pour combattre le phénomène du terrorisme et de l’extrémisme », Centre européen d’étude de la lutte contre le terrorisme et du renseignement (26 novembre 2017)

 

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