Rédacteur en chef
Abdel Rahim Ali
Comité des experts conseillers
Roland Jacquard - Richard Labévière - Atmane Tazaghart - Ian Hamel
ad a b
ad ad ad

Le niveau faible de sécurité et la violence vident les centres de vote à présidentielle du Cameroun

mercredi 10/octobre/2018 - 07:41
La Reference
طباعة

Ahmad Lamloum

Les électeurs camerounais sont appelés aux urnes, ce dimanche 07 octobre, le cadre de l’élection présidentielle à laquelle participe le président Paul Biya  qui dirige le pays depuis 1982 et qui espère briguer un 7e mandat d’affilé. Le correspondant du ‘’The Gardian’’ britannique en Afrique de l’ouest  rapporte que l’affluence aux bureaux de vote est très faible à cause du niveau très fable des mesures de sécurité qui ont été prises et l’escalade de la violence dans les régions anglophones du nord-ouest et du sud-ouest camerounais.

Un mouvement sécessionniste dans ces régions a déjà fait des milliers de morts et des déplacés internes et externes vers le Nigeria voisin. Les sécessionnistes avaient promis, ce samedi, de perturber le scrutin présidentiel dans leurs zones où habitent 5 millions de personnes, près de 1/5e de la population totale du Cameroun.

Plusieurs électeurs ont confié au journal ‘’The Gardian’’ qu’ils ont peur d’aller effectuer leur devoir de citoyen à l’instar de la jeune étudiante de 23 ans Sheymane Naguime qui s’interroge :’’Comment aller voter alors qu’on n’est pas sûr d’être en sécurité lors de l’opération ?’’

Dans l’extrême-nord du pays, c’est la secte islamiste Boko Haram qui perpétue des attaques terroristes de temps en temps à la frontière avec le Nigeria. Ce qui a poussé l’armée camerounaise à creuser une tranchée de plusieurs mètres de profondeur et des centaines de mètres  de longueur afin d’empêcher aux combattants de Boko Haram de franchir la frontière, comme l’a affirmé le Colonel Douray, des Forces de la lutte antiterroriste qui assimile la tranchée à la Grande muraille de Chine.

Mais malgré cela, les attaques de la secte terroriste n’ont pas, pour autant totalement cessé et, c’est pour plusieurs raisons comme le souligne un des chefs traditionnels de la région du sud-ouest dans son entretien avec ‘’La Référence’’ : « les efforts déployés jusque-là ne sont pas suffisants. L’armée est divisée entre la lutte contre les éléments de Boko Horam au nord et les combattants sécessionnistes dans les régions anglophones. Ce qui affecte son efficacité.» a-t-il déclaré  avant d’ajouter « la crise économique que traverse le pays met en colère les populations  et l’augmentation de la pauvreté favorise la pénétration et l’expansion de Boko Harm dans le pays.»

 

"